The Daughter of Time

Josephine Tey re-creates one of history's most famous -- and vicious -- crimes in her classic bestselling novel, a must read for connoisseurs of fiction, now with a new introduction by Robert Barnard.

Inspector Alan Grant of Scotland Yard, recuperating from a broken leg, becomes fascinated with a contemporary portrait of Richard III that bears no resemblance to the Wicked Uncle of history. Could such a sensitive, noble face actually belong to one of the world's most heinous villains -- a venomous hunchback who may have killed his brother's children to make his crown secure? Or could Richard have been the victim, turned into a monster by the usurpers of England's throne? Grant determines to find out once and for all, with the help of the British Museum and an American scholar, what kind of man Richard Plantagenet really was and who killed the Little Princes in the Tower.

The Daughter of Time is an ingeniously plotted, beautifully written, and suspenseful tale, a supreme achievement from one of mystery writing's most gifted masters.

J’ai trouvé ce titre par hasard, à l’occasion du challenge Hitchcock de Martine et de Sabbio. Le film Jeune et innocent dont j’ai vu un bout il y a bien longtemps (le ciné-club commençait toujours en retard sur la 3 ou bien la cassette était bousillée, je ne sais plus) est tiré d’un roman de Josephine Tey. J’ai fait une recherche sur l’auteure et j’ai découvert que son roman The Daughter of Time avait été voté en 1990 meilleur roman policier de tous les temps. J’ai donc décidé de le lire. Le sujet me plaisait beaucoup, puisque (finalement) je m’aperçois que je ne connais pas du tout l’histoire d’Angleterre. Mes cours de civilisation britannique de fac se sont totalement évaporés. Alors bien entendu, les passages suivants m’ont intriguée :

One was the kind of history book known as a Historical Reader. It bore the same relation to history as Stories from the Bible bears to Holy Writ. Canute rebuked his courtiers on the shore, Alfred burned the cakes, Raleigh spread his cloak for Elizabeth, Nelson took leave of Hardy in his cabin on the Victory, all in nice clear large print and one-sentence paragraphs. To each episode went one full-page illustration.

(...)

The little book pleased him so much that he went through it at his leisure. Solemnly reading each childish story. This, after all, was the history that every adult remembered. This was what remained in their minds when tonnage and poundage, and ship money, and Laud's Liturgy, and the Rye House Plot, and the Triennial Acts, and the long muddle of schism and shindy, treaty and treason, had faded from their consciousness.

 

Tous ces « événements » me sont totalement inconnus, mais j’ai déjà entendu parler de Raleigh, d’Elizabeth et de Nelson. Mais ça s’arrête là. Donc, pour ce roman, tout ce que je savais de Richard III, c'est qu'il voulait échanger son royaume contre un cheval. Je n'ai pas lu la pièce de Shakespeare, mais ma sœur l'a étudiée et m'avait d'ailleurs dit que le titre d'un roman de Steinbeck que je lisais évoquait les premiers mots de la pièce. Voilà pour ma connaissance de Richard III. Je ne savais pas qu’on l’accusait d’avoir assassiné ses neveux. Dans The Daughter of Time, l’inspecteur Alan Grant de Scotland Yard tente de réhabiliter Richard III. Je ne vais pas raconter l’histoire, puisque le livre est très court et que le résumé de quatrième de couverture suffit amplement. Mais je peux vous dire que j’ai trouvé l’intrigue très intelligente et les recherches passionnantes. J'ai résisté plusieurs fois à la tentation d'aller lire l'article sur Richard III sur Wikipedia et je ne l'ai toujours pas lu d'ailleurs. Je ne sais pas si c’est le meilleur roman policier que j’ai lu, mais ça s’en rapproche. Je pense que je lirai A Shilling for Candles, mais après avoir vu Young and Innocent entièrement cette fois.