Barbe bleue

Résumé (Wikipedia) :

Saturnine Puissant, jeune professeur à l' École du Louvre , répond à une annonce de colocation trop avantageuse pour être tout à fait normale et pénètre dans le monde à la fois luxueux, surprenant et macabre de l'aristocrate espagnol Don Elemirio Nibal y Milcar. L'évolution de leur relation poussera la jeune femme à réfléchir et peut être reconsidérer sa conception des normes relationnelles et de la rationalité du mode de vie de son insolite colocataire, Barbe Bleue philosophe des temps modernes.

« La colocataire est la femme idéale. » Amélie Nothomb

Difficile de commenter un roman aussi court. Mais je me force pour celui-ci parce que je n'avais rien écrit sur Tuer le père (qui n'était pas un de mes préférés d'Amélie Nothomb il faut bien le dire). J'ai trouvé celui-ci plutôt original, même si tout le monde connaît l'histoire de Barbe bleue. Le début est excellent, si drôle que j'ai même eu l'impression de lire du Molière (dont j'apprécie particulièrement l'humour, je tiens à le préciser). Les premières femmes de Don Elemirio Nibal y Milcar (contrepèterie ?) ont des prénoms plus ravissants les uns que les autres : Incarnadine, Mélusine, Albumine, Térébenthine. Il leur confectionne des vêtements en rapport avec leur nom, leur physique ou leurs activités (on est carrément dans Peau d'âne, là). Et puis l'héroïne tombe amoureuse et ce n'est plus aussi original. On arrive poussivement à la fin du roman. L'issue, même si elle ne fait aucun doute, est amenée de manière intelligente. Et puis, la dernière phrase m'a déçue.

Conclusion : les Belges sont plus intelligentes que les Françaises parce que leur pays est une monarchie ?

challenge album