Harry

Il y a longtemps que je voulais lire ce livre. J'en avais lu beaucoup de bien à sa sortie et j'étais curieuse de le découvrir. J'ai vu ensuite qu'il était traduit en anglais (fait assez rare pour le signaler), mais que les bibliothèques ici l'avaient quand même en français. Mais il fallait pouvoir caser ses 667 pages. Ma belle-sœur et mon frère s'y sont mis aussi ces 2 ou 3 dernières années. Apparemment, ils sont fans de Joël Dicker et ils voulaient absolument que ma sœur et moi le lisions. Je me suis enfin décidée en mars et je l'ai lu en une semaine.

Pas la peine de raconter l'histoire. Beaucoup de gens doivent la connaître. C'est un thriller bien mené, avec un tas de rebondissements (certains un peu tirés par les cheveux), une histoire plutôt pas mal. J'ai deviné assez vite le(s) coupable(s), parce que l'histoire n'est pas si originale que ça, qu'elle m'a fait penser à d'autres ou peut-être que l'auteur avait donné trop d'indices. En tout cas, je suppose que c'était voulu par l'auteur et que l'intérêt n'était pas uniquement là ou était forcément ailleurs. Justement, la quatrième de couverture nous annonce que « Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias. » C'est certainement pour ça que le titre reprend la typographie américaine avec la majuscule aux noms.

Quand je lis « réflexion sur l'Amérique », je me méfie toujours un peu. Pas par snobisme (quoique...), mais parce qu'il y a tellement de spécialistes de l'Amérique qui n'y ont mis les pieds que pour des vacances que je ne retrouve pas forcément le pays que je connais dans ce qu'ils décrivent. J'ai vu que Joël Dicker a passé toutes ses grandes vacances aux États-Unis depuis l'âge de quatre ans. Ça me rassure un peu. Et bien, pas longtemps. J'ai failli arrêter très vite car les stéréotypes se succédaient et me lassaient sérieusement. Et puis, je me suis dit : Lis-le comme une histoire, ne te préoccupe pas de l'aspect « réflexion sur l'Amérique ». Et je ne lirai pas d'autres Joël Dicker. Depuis, j'ai un peu changé d'avis et j'emprunterai peut-être Le Livre des Baltimore (dont mon frère m'a dit le plus grand bien). En espérant que l'auteur y sera allé mollo sur les poncifs.

À lire parce qu'il n'est pas mal quand même (un peu répétitif peut-être). Mais oublier la « réflexion sur l'Amérique ». (Une chose est sûre : avec Patrick Dempsey dans le rôle d'Harry Quebert, je ne regarderai pas le feuilleton.)

À New York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?