illwill

« I’ll do different genres, but they’ll probably all have twins in them. » Dan Chaon plaisantait. Mais j'avais peut-être choisi ce livre parce qu'il y était question de jumeaux/jumelles (je ne sais pas trop). En tout cas, ce n'est pas pour sa couverture ni pour son titre que j'avais décidé d'emprunter ce livre. J'ai vu aussi qu'il faisait partie des romans de la rentrée littéraire 2018 et qu'il s'agissait d'un thriller psychologique. Dès le début, j'ai pensé à 13 1/2 qui ne m'avait pas enthousiasmée des masses. J'ai continué quand même et la première partie m'a intriguée, même si certains paragraphes n'étaient que des divagations selon moi. Dans la deuxième partie, c'est un adolescent/jeune adulte qui se drogue : avec un ami, avec la mère de cet ami. Là, j'ai commencé à tiquer. J'ai pensé que c'était une histoire de blancs de banlieue (dans le sens américain) et que ça n'aurait pas grand intérêt pour moi. On parle beaucoup de l'épidémie d'opioïdes en ce moment et je ne veux pas paraître insensible à cette crise en disant que c'est un problème de blancs, mais c'est vrai que c'est devenu une cause nationale aux États-Unis quand on s'est aperçu que les minorités n'étaient pas les seules concernées par les problèmes de drogue. Une de mes amies (noire) travaille dans ce domaine et m'a expliqué les causes de cette crise. Et une de ses (anciennes) patientes (blanche elle) a pris le temps de m'expliquer comment elle était devenue toxicomane et les mécanismes de l'addiction. J'ai vu que ce n'était pas aussi simple que Fallait pas commencer (même si c'est un choix de la part du toxicomane). Alors, j'ai trouvé déplacé le ton désinvolte du protagoniste à propos de la drogue. Deux phrases (dans le même très court chapitre) m'ont convaincue d'abandonner :

« Sounds really white. »

« (...) and our eyes met then in a way they used to when we were kids—when we were almost twins, "Irish twins,"my dad called us, and we pretended we could read each other's minds. »

Un concentré de lieux communs dans deux phrases. Bon, j'ai lu trois autres pages après (page 80 sur 458), mais ça ne m'a pas fait changer d'avis. Trois pages de plus de divagations. Pas pour moi.

En français : Une douce lueur de malveillance (traduction : Hélène Fournier)