NativeLife

En 2005, Richard Wagamese et sa compagne Debra viennent s'installer aux alentours de Kamloops, en Colombie-Britannique, au-dessus du lac Paul, dans une petite maison qu'ils ont retapée. Elle se situe sur une terre de réserve de la bande des Indiens Kamloops. Le cadre est idyllique et réanime en Richard des souvenirs plus ou moins lointains.

Ce sont ces souvenirs qu'il nous livre au fil de courts chapitres divisés en quatre livres : akhi (terre), ishskwaday (feu), nibi (eau) et ishpiming (univers). Des souvenirs d'enfance (où il raconte sa différence et sa solitude, ses diverses familles d'accueil), des souvenirs professionnels (quand il était journaliste), des souvenirs d'événements qui ont marqué sa vie et celle de beaucoup d'autres, des souvenirs drôles, des souvenirs poignants (il explique pourquoi il a été enlevé à sa famille), des souvenirs fabuleux (sa rencontre avec Mohamed Ali que j'ai adorée). À la fin de chaque chapitre, il nous apporte sa conclusion, nous offre une réflexion, une « sagesse », une maxime. Et c'est là que je comprends parfaitement les messages que j'ai vus sur les pages qui lui sont consacrées ou dans les groupes de littérature des autochtones américains/Premières nations. Beaucoup disent qu'ils ont rencontré Richard Wagamese, que ça a changé leur vie et à quel point ça leur manquait de pouvoir lui parler (en lisant ça, je suis allée emprunter ses livres à la bibliothèque). Même si je ne suis pas d'accord avec tous ses points de vue, ce livre m'a vraiment touchée et je trouve qu'il est une formidable source d'inspiration. Je ne peux pas en écrire plus. Richard Wagamese nous a quittés trop tôt.

À lire et à relire.