Bestiary

Est-il possible pour un auteur d'avoir trop d'imagination ? À la lecture de Bestiary, c'est l'impression que j'ai eue.

La couverture ne m'inspirait pas des masses, mais j'ai lu "Three generations of Taiwanese American women" dans la description et ça m'a suffi. Cinq mots après, "myths" aurait dû m'inspirer méfiance, mais je me suis dit que ce serait supportable. Si j'avais vu que l'autrice était poète, je n'aurais pas essayé.

Alors, de quoi Bestiary parle-t-il ? Je n'en sais rien ! Il y avait une histoire de trous, de liquides et de sécrétions de toute sorte qui entrent et sortent par une série d'orifices. Et des épisodes très violents. Je voulais lire ce roman parce qu'il parlait d'immigrés aux États-Unis. C'est la seule chose qui m'a intéressée en fait. Mais c'est perdu dans un tel amas d'histoires sans queue (contrairement à un personnage) ni tête que cet aspect n'a pas "sauvé" le roman pour moi. Sur Goodreads, je viens de lire les explications de l'auteur. Je comprends mieux ce qu'elle a voulu faire et j'ai l'impression d'être passée complètement à côté. Ou bien ce n'était pas du tout pour moi. J'ai terminé les 272 pages en me forçant beaucoup à la fin.

Le site de l'autrice : https://www.kmingchang.com/

Merci à K-Ming Chang, à Random House et à Netgalley pour cet exemplaire en avant-première.