Le premier homme (Albert Camus)
J'ai enfin terminé ce livre que j'avais déjà tenté de lire à sa publication. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi j'ai attendu aussi longtemps. C'est un Camus comme je les aime. Et évidemment, il fallait qu'il soit inachevé. Je n'ai pas réellement vu l'utilité des notes de bas de page qui m'ont un peu distraite pendant la lecture, mais j'ai beaucoup apprécié les annexes. On peut voir comment Camus travaillait et comment il comptait faire évoluer son roman et on ne peut que regretter qu'il n'ait pas terminé.
La description d'Alger et de la vie dans le quartier pauvre m'a beaucoup plu. Camus évoque son enfance marquée par la pauvreté et le soleil, son seigneur (je ne sais pas pourquoi mais cette formule m'a marquée), son école, puis son collège (j'ai pensé à la Rue Cases-Nègres de Joseph Zobel), ses relations avec sa famille (totalement analphabète) avec laquelle il ne peut pas réellement communiquer, l'histoire de la colonisation de l'Algérie (dont je ne savais rien), les conflits entre Algériens arabes et français (j'ai été choquée par le fait qu'il parle de Français et d'Arabes, puis d'Algériens, mais pour moi, la colonisation est un sujet sordide), la recherche de son père.
Je ne suis pas toujours d'accord avec ce qu'écrit Camus, mais c'est un très beau roman.

