Le banquet des affamés (Didier Daeninckx)
Encore un livre traitant d'un sujet violent (trois de suite, ça fait beaucoup). (Après ça, je repasse à des choses plus légères que je lisais quand j'étais enfant : je termine notamment la série des Malory Towers.)
Didier Daeninckx évoque ici Maxime Lisbonne, soldat, saltimbanque, communard, bagnard, journaliste… Récit très vivant (à la première personne), très percutant, parfois amusant, parfois émouvant. C'était intéressant de « croiser des noms de stations de métro et de rue » pendant tout le roman : Louis Blanc, Auguste Blanqui, Benoît Malon (le nom de mon école maternelle)… On croise Jules Vallès (dont j'avais beaucoup aimé L'insurgé), Jean-Baptiste Clément et Louise Michel. On en apprend beaucoup sur la Commune (je dois dire que je n'avais aucun souvenir de cours d'histoire à ce sujet). J'ai particulièrement apprécié les pages sur la Nouvelle-Calédonie et les différents théâtres/cabarets que dirige Maxime Lisbonne. Il a eu une vie si passionnante que la lecture de ce livre m'a tenu en haleine. Et l'écriture de Didier Daeninckx... Mariage parfait. Je recommande.
Sur un site de la Ferté-Alais, la vie de Maxime Lisbonne (où l'on retrouve des journaux, des programmes décrits dans le roman) : http://www.lafertealais.com/contents/fr/d66_maxime_lisbonne.html
La page Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Lisbonne

