Murder Most Holy (Paul Harding)
Voilà 15 ans déjà que j'ai commencé à lire cette série. J'avais lu les deux premiers tomes et puis... Bizarrement, la suite était impossible à trouver à la bibliothèque. Ma sœur et moi (toutes les deux fans de ces premiers livres) nous étions presque résignées à acheter les volumes que nous n'avions pas pu lire. Résignées, c'est le mot. Apparemment, on ne trouvait les livres qu'au Royaume-Uni et à un prix... Et puis, un jour (l'année dernière), en vérifiant parmi les livres électroniques proposés par ma bibliothèque, j'ai enfin trouvé le reste de la série. Ma sœur les a téléchargés immédiatement et a tout lu. Moi, évidemment, j'avais d'autres lectures programmées et je n'ai emprunté les livres qu'en novembre pour partir en Martinique. Je lisais donc le troisième tome quand est survenu mon accident de Kindle et j'ai dû attendre la nouvelle année et mon nouveau Kindle pour m'y remettre (enfin).
Quel plaisir de retrouver Brother Athelstan, frère dominicain, prêtre de l'église St Erconwald (quartier de Southwark) et secrétaire de Sir John Cranston, gros buveur et gros mangeur, coroner de la City au XIVe siècle. Brother Athelstan a abandonné quelques temps son noviciat pour aller se battre en France. Il est puni à son retour par les frères de sa communauté et envoyé s'occuper d'une paroisse décrépie de Londres. Il doit sans cesse s'interposer entre ses paroissiens (parmi lesquels figure même une truie), ce qui donne lieu à des colères homériques (notre dominicain est plutôt fougueux). Il s'attache à sa petite église et à sa congrégation. Dans Murder Most Holy, Brother Athelstan mène plusieurs enquêtes : il doit découvrir l'assassin de plusieurs frères à la maison-mère de Blackfriars, identifier le squelette retrouvé dans son église, et aider John Cranston à résoudre l'énigme de la chambre rouge et à gagner (ou à ne pas perdre) les 1000 couronnes or pariées avec un noble italien, le seigneur de Crémone.
Paul Harding est historien. Il connaît bien son sujet (et un tas d'autres puisqu'il écrit sous divers noms des séries se déroulant à différentes époques). Il nous décrit aussi bien le faste de la cour du jeune roi Richard II ou plutôt de son oncle John of Gaunt, que les quartiers mal famés du Londres de cette époque. Malgré son titre grave The Sorrowful Mysteries of Brother Athelstan (Riches et navrantes aventures de frère Athelstan en français), cette série est racontée sur un mode plutôt humoristique (même les animaux sont caractériels) avec des passages bien sordides (nous sommes au Moyen Age) il faut bien le dire. Elle rappelle évidemment celle d'Ellis Peters, Cadfael, que j'aime beaucoup également.
Lecture très agréable et vraiment intéressante. Je n'attendrai pas 15 ans pour lire la suite.
It is the early summer of 1379 and Sir John Cranston—Coroner of the city of London—has trapped himself in a wager with Signior Gian Galeazzo, Lord of Cremona, who has challenged him to resolve a certain murder mystery within two weeks. Men have been repeatedly found dead in the scarlet chamber of one of Cremona’s manors. They have no marks upon them, they have neither drunk nor eaten poison, and there are no secret passageways or entrances to the room. They are united only by the have awful expressions of terror upon their faces. Realizing that his reputation and future wealth now rest upon the solving of this mystery, Cranston seeks the help of his faithful secretarius Brother Athelstan in untangling the perplexing case.
Titre français : Sacrilège à Blackfriars

