Downhill

 

Terry McMillan a 15 ans de plus que moi. J'ai lu tous ses romans (Waiting to Exhale reste mon préféré) et j'attends toujours le suivant avec impatience. Je ne dirais pas que Terry McMillan est ma life coach, mais comme le vécu transparaît toujours dans ses romans, elle m'aide à comprendre ce qui va m'arriver alors que j'avance en âge (et à prendre des mesures avant qu'il ne soit trop tard ?). Vous trouvez peut-être que j'exagère ? À peine.

Loretha va fêter ses 68 ans. Comme elle en a assez des surprises-parties (au sens américain du terme), Carl, son troisième mari, décide de l'emmener en week-end en amoureux. Après avoir travaillé des décennies sans relâche, ils ont une vie plus que confortable : Carl est maître d'œuvre à la retraite mais refuse d'arrêter de travailler ; Loretha a deux magasins où elle vend des cosmétiques. Elle refuse d'écouter son médecin qui lui recommande de perdre du poids et de faire de l'exercice. Elle est encore trop jeune pour ça et il sera toujours temps de commencer. Malheureusement, Carl avec qui elle comptait finir ses jours (après deux échecs, elle a enfin trouvé le bon) décède. Et Loretha est désemparée.

Une histoire toute simple en somme, même si la vie de Loretha est plutôt compliquée. Elle a un groupe d'amies de longue date avec lesquelles elle partage tout. Son fils vit au Japon et sa fille est alcoolique. Elle ne s'entend pas avec sa sœur jumelle qui est devenue une grenouille de bénitier depuis qu'elle a pris sa retraite de la police. J'aurais pu faire sans l'histoire de la sœur jumelle (apparemment, dans les romans, les jumeaux ne sont intéressants que s'ils ne s'entendent pas ou sont psychopathes), mais bon... Le récit suit son cours simplement, avec quelques retours en arrière de temps en temps.

Et en fait, je n'ai pas grand chose à dire de plus. Même si Terry McMillan aborde des thèmes importants, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de remplissage et trop de personnages. Le livre ne m'a pas déçue, mais il ne m'a pas emballée non plus.

J'aime beaucoup l'épigraphe : You cannot go back and change the beginning, but you can start where you are and change the ending. C'est parfait pour moi qui pense souvent "si j'avais fait ça...".

Merci à Terry McMillan, à Random House Publishing Group et à Netgalley pour cet exemplaire en avant-première.