Sous la grêle osée

29 septembre 2014

China Dolls (Lisa See)

China Dolls

Couverture superbe

Encore un livre que j'ai lu avant mon voyage en France et dont je ne vous donnerai qu'un bref aperçu.

J'espérais que Lisa See donnerait une suite à Dreams of Joy. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Dans China Dolls, elle a choisi d'évoquer les cabarets sino-américains des années 30 et 40, et des tournées du Chop Suey Circuit. Elle raconte l'amitié entre trois jeunes femmes : Grace (qui arrive de son Midwest natal), Helen (la princesse du Chinatown de San Francisco) et Ruby (qui n'a pas froid aux yeux et prête à tout pour réussir). Elles se rencontrent lors d'une audition au cabaret « oriental » Forbidden City, qui doit bientôt ouvrir ses portes.

J'ai trouvé l'intrigue moins bien réussie que dans les deux autres romans de Lisa See que j'ai lus. Les événements s'enchaînent et ne servent vraiment que de prétexte à l'évocation historique. Mais celle-ci est tellement intéressante qu'elle permet d'oublier la faiblesse de l'intrigue. Lise See nous parle ici de l'Exposition internationale de San Francisco, de la Seconde Guerre mondiale, de l'attaque de Pearl Harbor, des camps d'internement, du Chop Suey Circuit. Elle traite évidemment de la vie à Chinatown et du poids des traditions, de la vie des familles asiatiques isolées dans le Midwest, de la vie des artistes de music-hall. Donc, malgré l'intrigue moins bien menée, je recommande vivement ce roman.

Le site de l'auteure : http://www.lisasee.com/chinadolls/

It’s 1938 in San Francisco: a world’s fair is preparing to open on Treasure Island, a war is brewing overseas, and the city is alive with possibilities. Grace, Helen, and Ruby, three young women from very different backgrounds, meet by chance at the exclusive and glamorous Forbidden City nightclub. Grace Lee, an American-born Chinese girl, has fled the Midwest with nothing but heartache, talent, and a pair of dancing shoes. Helen Fong lives with her extended family in Chinatown, where her traditional parents insist that she guard her reputation like a piece of jade. The stunning Ruby Tom challenges the boundaries of convention at every turn with her defiant attitude and no-holds-barred ambition.

Dolls 1    Dolls 2

Dolls 3

En français : Poupées de Chine (évidemment, difficile de rendre le jeu de mots sur China : Chine et porcelaine en anglais). Traduction : Rose Labourie.

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26 septembre 2014

The Moment of Truth (Survivor)

Il y a 30 ans sortait un de mes films préférés : Le Moment de vérité (Karate Kid). J'attendais avec impatience ce film dont j'avais déjà vu un tas de photos dans 16. Un film avec le plus mignon des Outsiders, Ralph Macchio. Je pense que j'étais au cinéma le premier jour. Surprise en voyant apparaître "Arnold" (Pat Morita, doublé par l'excellent Roger Carel) des Jours heureux. Il n'y avait pas sa photo dans 16. (Ma sœur vient de m'apprendre que le rôle avait été proposé à Toshiro Mifune). Je l'ai vu un peu trop de fois en français, et c'est donc dans cette langue que je le connais presque par cœur. Mais j'ai évidemment la trilogie en DVD (avec en prime le quatrième avec Hilary Swank). Malheureusement, je n'ai plus toutes mes belles photos de Ralph Macchio (mais toute ma famille le connaissait et le reconnaissait).

Comme crapaud. Blues japonais. Toujours quelqu'un sait plus...

En 2007, No More Kings rend un hommage au film dans son clip Sweep the Leg.

Quel choc en revoyant Bobby, mon Cobra Kai préféré.

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21 septembre 2014

Instructions for American Servicemen in France during World War II (United States Army)

Servicemen

Ce petit ouvrage, réédité en 2008, était destiné aux soldats américains qui allaient débarquer en Normandie en juin 1944. L'Armée américaine avait également commandé des guides sur l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Irak.

Les raisons du débarquement en France sont expliquées, un portrait des Français est dressé, le comportement à tenir est indiqué. Suivent quelques pages sur l'histoire de France, et un petit guide touristique. En annexe se trouvent une présentation du système décimal (c'était l'occasion de l'adopter, non ?) et un guide linguistique (et sa pseudo-phonétique).

Servicemen

Phrases à noter :

Americans are popular in France. Il semblerait que ce ne soit plus le cas. En tout cas, ce n'est pas ce qu'on dit sur Fox.

France's defeat is a raw spot which the Nazis have been riding every day for nearly four years. Don't help them by making the French sore. Cette compassion est passée aux oubliettes lorsque les Etats-Unis ont envahi l'Irak. On ne s'est pas gêné pour nous faire remarquer, à nous Français, que sans les Américains, nous parlerions allemand.

   Servicemen 1   Servicemen 2

Servicemen 3  Servicemen 4

 Servicemen 5     Servicemen 6 

Servicemen 7

Caractéristiques bien françaises : vifs d'esprit, économes, réalistes, respectueux des valeurs traditionnelles de l'homme civilisé, individualistes, doués pour la conversation et cuisiniers hors pair. Apparemment, nous supportons mieux les mouches, les poux et les puces que les Américains.

Evidemment, les circonstances de la publication de ce guide sont particulières, mais c'est intéressant de voir l'image qu'avaient les Américains de la France. J'ai particulièrement aimé l'hommage rendu au courage des Français pendant l'Occupation.

Le guide de prononciation :

Servicemen 8

Désolée pour le format différent des pages scannées.

Manuel d'instruction à l'usage du soldat américain débarquant en France (traduit par Agnès Blondel)

19 septembre 2014

Gli altri siamo noi (Umberto Tozzi)

Je n'ai jamais réussi à obtenir une photo dédicacée de mon idole, Claude François, mais j'ai reçu celle d'Umberto Tozzi. A l'occasion d'un concours Podium (alors que je tentais de gagner un disque) ? Ou avais-je écrit directement à la star ? C'était à l'époque de Tu. Que je préférais à Ti amo. Anyway, en fan avisée, j'ai soupçonné que la vedette n'avait pas signé elle-même la photo. On dirait bien un H au début de son prénom, non ?

Umberto Tozzi

Oui, je l'avais collée dans mon cahier (mon album, mon Pinterest de l'époque).

Je vous propose une chanson de 1991 que j'aime particulièrement. Même si mon italien n'est plus ce qu'il était, j'aime beaucoup les paroles.

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17 septembre 2014

It's Beginning to Look a Lot Like Halloween...

Et pourtant, nous ne sommes qu'en septembre. Les supermarchés vendent déjà décorations et paquets de bonbons. Chez Williams-Sonoma, j'ai trouvé ceci.

Des kits de décoration (for spooky Halloween treats) et des moules à crèpes (comme ils disent, j'aurais plutôt utilisé pancakes ici).

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Des spatules et des bougies. Ravissantes, non ?

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Au supermarché, les citrouilles ont débarqué. Comme le disait la caissière hier : On en avait fini avec les pastèques, on remet ça avec les citrouilles. Ma mère en a acheté une. Moi : Pour décorer ? Ma mère : Non, pour faire de la soupe.

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The pumpkin

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16 septembre 2014

Ma mère cuisine en Amérique

Et elle a tenté pour la première fois une soupe à l'oignon. Apparemment, elle a décidé qu'il n'était pas normal que ses filles n'aiment pas les oignons.

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Elle a sauté l'étape gratinage, mais le résultat était délicieux.

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15 septembre 2014

Rum Punch (Elmore Leonard)

rum punch

C'est bien de se pencher sur ses origines parfois. Ca peut être utile. Déjà, j'aurais dû m'appeler Burke, Jackie Burke. Et si Quentin Tarantino n'avait pas décidé d'adapter Rum Punch au cinéma et d'offrir le rôle de Jackie (je n'aime vraiment pas ce prénom) à Pam Grier, je n'aurais pas choisi ce pseudo. J'avais beaucoup aimé le film, mais c'est surtout une interview de Quentin Tarantino chez Oprah et son attitude vis-à-vis de Pam Grier justement qui m'ont fait choisir ce nom. Je venais d'arriver aux Etats-Unis et je regardais encore Oprah. Voilà, vous savez tout.

Comme je l'écrivais vendredi, pendant ma lecture de Rum Punch, j'avais la chanson de Bobby Womack en tête. Evidemment, certaines images du film me revenaient. En particulier la scène entre Louis (Robert De Niro) et Melanie (Bridget Fonda) qui (honteusement) m'avait bien fait rire. Finalement, elle est moins comique dans le livre.

Qu'ai-je pensé de Rum Punch ? Ca se laisse lire. Et même si j'ai vu le film il y a un moment, l'intrigue m'est revenue assez vite. Adaptation mise à part, je suppose que ce n'est pas ce roman qui a valu à Elmore Leonard le titre de meilleur auteur de crime fiction. Ou alors je n'y connais rien. Ou alors je confonds « avoir vu le film » et « qualité insuffisante de l'original ». J'ai bien peur de ne pas rendre justice à Elmore Leonard. Mais je lirai un autre roman. Pas 52 Pick-Up, puisque j'ai vu le film ; plutôt Get Shorty, puisque je n'ai pas vu le film.

En conclusion, Quentin Tarantino est quand même bien américain.

 

Rum Punch 1   

Rum Punch 2   Rum Punch 3

 

12 septembre 2014

Across 110th Street (Bobby Womack)

Je viens de terminer Rum Punch d'Elmore Leonard. Et pendant ma lecture, j'entendais cette chanson. Et je voyais Pam Grier traverser LAX. Cette chanson avait à l'origine été écrite pour le film du même nom. RIP Bobby Womack.

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11 septembre 2014

Waiting for the Electricity (Christina Nichol)

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C'est ma sœur qui m'a choisi ce livre à la bibliothèque. La couverture clamait qu'il s'agissait d'un livre comique dont l'action se passait en Géorgie (l'ancienne république soviétique). Moi, je me méfiais. Encore une Américaine qui a pondu un livre rempli de clichés (la démocratie, c'est chez nous) sur un pays qu'elle ne connaît pas. En fait, si elle le connaît. Elle y a même enseigné l'anglais. La couverture nous dit que le livre est defiantly un-PC. Mouais, toujours plus facile quand on parle d'un autre pays. J'ai quand même essayé.

Et je me suis arrêtée très vite, à 30 pages. Et encore, j'avais continué pour être vraiment sûre. Mais dès la première lettre à Hillary Clinton, le ton était donné. Je dois avouer que ça m'amuse lorsque des locuteurs slaves oublient systématiquement les articles en anglais, ou en ajoutent systématiquement quand il n'en faut pas. Mais moi, je ne leur ai pas enseigné l'anglais. Et je ne dis pas que les Français sont trop exigeants et qu'il faut parler leur langue parfaitement sinon ils n'essaient même pas de te comprendre.

Satire hilarante ? Je ne sais pas ce que ça veut dire. Absurdie, Absurdistan, je passe mon chemin.

In the republic of Georgia, the Communists are long gone, replaced by . . . well, by what? Something much more confusing, that’s for sure. There are no jobs in the cities. And when there are jobs, employees aren’t compensated. And when they are compensated, it’s because the jobs are . . . not strictly scrupulous. In the village, life goes on much as it always did, but these days, the homemade farmers cheese is giving way to the oil pipeline. And as for romance in this strange, confounding modern age . . . the less said, the better.

But there’s one man in Georgia who remains unseduced by corruption, unfazed by nostalgia, and unable to abandon chivalry, no matter how antiquated a notion it may be. This man is Slims Achmed Makashvili, a humble maritime lawyer and the hero of this brilliant novel.
When Slims discovers an application for an American small business internship program sponsored by Hillary Clinton, he knows that he has found his calling. In his letters to Senator Clinton, Slims dreams of bringing efficiency, opportunity, and the American dream to his homeland, even as his friends and relatives embrace decadence, lethargy, and a staggering array of unsavory business practices. But when he finally gets to America—specifically to utopian San Francisco—Slims sees what reform and progress look like up close. And suddenly, his loud, bickering family and his anguished, joyful country no longer seem so grim.
A gleeful picaresque, a hilarious satire, and a work of extraordinary empathy and imagination, Waiting for the Electricity is a marvelously imaginative debut novel in the tradition of Jonathan Safran Foer’s Everything Is Illuminated and Gary Shteyngart’s Absurdistan.

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10 septembre 2014

Denver and meals in Colorado

Dimanche, petit tour au centre-ville de Denver où j'ai admiré mon immeuble préféré de style sullivanesque, le Public Service Building.

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Lundi, au restaurant Brio du centre commercial Park Meadows. J'avais pris une salade pensant que je n'aurais pas assez de légumes. Une Caesar salad. Je faisais justement remarquer à ma sœur qu'à mon arrivée à Denver, je ne mangeais que ça au restaurant. J'ai fini par m'en lasser. Cette fois, ma mère a dû terminer mon assiette. 

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Notre invitée n'avait pas mangé de dombrés depuis longtemps. Ma mère en a préparé pour elle. Ses filles ont également apprécié.

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