Sous la grêle osée

15 mars 2019

Fate (Chaka Khan)

J'espère être un peu plus productive ce week-end. Je dois quand même remplir ma déclaration d'impôts. En attendant, Chaka Khan, la diva.

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08 mars 2019

I’ve Been Waiting (Lil Peep & ILoveMakonnen feat. Fall Out Boy)

Je m'améliore (pas pour parler des livres malheureusement) car j'ai entendu cette chanson pratiquement à sa sortie (restons modeste, dans cette version). J'aime la musique (parce qu'on entend une mélodie) et la voix des chanteurs (parce qu'ils chantent).

 La version originale, sans Fall Out Boy :

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01 mars 2019

Baby Shark Dance (Pinkfong)

Je ne sais pas pourquoi cette chanson a « refait surface », mais on l'entend (un peu trop) souvent. Paroles et chorégraphie faciles à apprendre. Ben, c'est pour les enfants !

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27 février 2019

Black Water Rising (Attica Locke)

BlackWater

C'est un autre livre de cette auteure que j'avais trouvé et je me suis rendu compte qu'elle avait commencé deux séries (en tout cas, deux livres pour lesquels il y a une suite). J'ai donc décidé de lire le premier de la première série, écrit depuis 2009. Je l'ai terminé, mais j'ai bien cru que mon cœur allait lâcher tant la tension était forte.

L'action se passe à Houston (Texas) en 1981. Reagan est président. Jay Porter est avocat et vivote grâce à quelques clients peu reluisants. Sa femme Bernie est enceinte. Pour son anniversaire, il l'emmène faire un tour en bateau sur le bayou. Alors qu'ils retournent à quai et que le bateau passe dans un quartier mal famé, ils entendent les appels à l'aide d'une femme, suivis de deux coups de feu, puis le bruit d'un corps qui tombe à l'eau. Jay, qui aurait préféré ne pas s'en mêler mais cède sous les regards de sa femme et du pilote du bateau (de toute façon trop âgé pour faire quoi que ce soit), se jette à l'eau pour sauver la femme de la noyade. De retour sur la terre ferme, Jay et Bernie déposent la rescapée devant le commissariat. Jay refuse de faire une déposition car il a peur de la police et d'être accusé à tort dans cette affaire. Jay est traumatisé par son incarcération quelques années auparavant et dort avec une arme sous son oreiller. Sa femme, qui ne l'a connu qu'à l'occasion de son procès car elle faisait partie de son comité de soutien improvisé, a du mal à accepter sa paranoïa, mais se montre toutefois (très) compréhensive. À son corps défendant, Jay se trouve mêlé à une dangereuse affaire de meurtres, de pots-de-vin, de pétrole et de politique.

L'anxiété de Jay est très difficile à supporter, même si on la comprend mieux au fur et à mesure du récit avec les nombreux retours en arrière à l'époque de son procès et des événements qui y ont mené. On se retrouve au moment de la lutte pour les droits civiques lorsque Jay est étudiant. Je dois dire que les retours en arrière me lassaient un peu jusqu'à ce qu'Attica Locke fasse intervenir Stokely Carmichael. Je me suis dit que c'était un peu exagéré, mais finalement, ces passages étaient si intéressants qu'ils m'ont convaincue de continuer (comme les parents d'Attica Locke ont participé à la lutte pour les droits civques, elle sait de quoi elle parle). La méfiance de Jay ne diminue pas, mais j'étais enfin entrée dans l'histoire.

J'ai trouvé l'intrigue bien menée (même si Jay est un peu lent parfois à comprendre certaines choses) et apprécié le point de vue historique. Les personnages sont dynamiques, riches, bien campés. Je regrette juste que les blancs soient quasiment tous des traîtres. Il faut dire qu'il n'y a que des blancs qui ont du pouvoir dans l'histoire et ils s'en servent.

Thriller qui donne matière à réflexion même s'il a les défauts d'un premier roman. À lire.

Le site de l'auteure : http://www.atticalocke.com/

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Titre français : Marée noire (traduit par Clément Baude)

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26 février 2019

A Raisin in the Sun (Lorraine Hansberry)

Raisin

Il y a d'abord ce titre qui m'avait intriguée. J'ai appris depuis qu'il était tiré d'un poème de Langston Hughes. Et puis, il y a ce film de 1961 avec Sidney Poitier et Ruby Dee. Qui m'avait donné envie de lire ce classique du théâtre américain. Je me souviens aussi de ce film TV de 2008 avec Sean Combs et Phylicia Rashad. Je n'avais pas pu le regarder parce que mon magnétoscope numérique avait fait des siennes. Cela faisait longtemps que je voulais lire la pièce (même s'il me manque toujours quelque chose lorsque je lis une pièce au lieu de la regarder). C'est chose faite. Et j'ai eu la chance de pouvoir télécharger la version complète, avec préface de l'ex-mari de Lorraine Hansberry qui offre une perspective intéressante sur l'histoire de la pièce.

Lena Younger (Mama) va bientôt recevoir le chèque de l'assurance pour le décès de son mari. Elle doit décider de ce qu'elle va faire de l'argent. Son fils, Walter Lee, a des projets. Il veut se lancer dans les affaires (racheter un débit de boissons alcoolisées) avec des amis. Sa femme Ruth n'est pas convaincue car elle se méfie du « partenaire » de son mari, mais accepte de parler à sa belle-mère pour connaître ses intentions. Mama compte faire un apport pour une maison dans un meilleur quartier (quitter le South Side de Chicago pour un quartier blanc) et mettre de l'argent de côté pour les études de médecine de sa fille Beneatha (pas sûre d'apprécier le prénom). Après une tirade de Walter sur les femmes noires qui ne soutiennent pas les hommes noirs et ne font que les enfoncer davantage, Mama, qui a effectué le premier versement pour la maison, accepte de confier le reste de l'argent à son fils.

J'étais enchantée de lire enfin cette pièce, et dans son intégralité qui plus est. Du film, je me souviens de la scène où un représentant du quartier où se trouve la maison achetée par Mama tente de dissuader la famille de s'y installer et propose même de la racheter à un prix supérieur. J'étais curieuse de retrouver la façon dont il présentait l'idée à la famille. En revanche, j'avais oublié cette scène impitoyable où Walter envisage d'accepter. J'ai aimé la force de Beneatha, l'enthousiame de Travis (le fils de Walter et de Ruth). J'ai aimé Ruth et sa « diplomatie ». En revanche, j'ai trouvé Mama et Walter un peu trop péremptoires, et c'est pour cela que ce n'est pas un coup de cœur. Mais comme beaucoup, je pense que c'est une GRANDE pièce.

À lire.

Titre français : Un raisin au soleil (traduit par Philippe Bonnière)

Ce petit film m'avait fait penser à la pièce : https://www.youtube.com/watch?v=2rlpycfmTds

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22 février 2019

Bon anniversaire Sous la grêle osée !

 Pour l'anniversaire de mon blog, une pub que je trouve super.

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21 février 2019

On the Come Up (Angie Thomas)

OnTheComeUp

Même si j'attendais avec impatience la sortie du deuxième livre d'Angie Thomas, je l'appréhendais un peu. Et s'il n'était pas aussi bon que The Hate U Give (que j'avais adoré) ? Et c'est toujours difficile de faire aussi bien que le premier. Et bien là, pas de problème. Si j'ai préféré l'héroïne du premier livre, dans l'ensemble, j'ai trouvé l'histoire d'On the Come Up plus intéressante. Pourtant, ce n'était pas gagné car je ne suis pas franchement fan de hip-hop (à part quelques titres), le thème central du roman. Ce qui n'est pas le cas d'Angie Thomas qui est elle-même rappeuse. Elle maîtrise donc parfaitement son sujet et ça se voit. Elle a même écrit quelques rimes pour le roman.

Bri Jackson a 16 ans. Son père, rappeur underground, a été abattu par un gang rival. Bri s'exprime grâce au rap et souhaite décrocher un contrat avec une maison de disques pour aider sa famille (sa mère et son frère) qui se débat dans les difficultés financières et quitter le quartier (celui où se déroulait l'action du premier roman). Sa mère, qui avait sombré dans la drogue après la mort de son mari et avait dû confier ses enfants à ses beaux-parents pour suivre une cure de désintoxication, vient de perdre son emploi de secrétaire de leur église. Son frère travaille dans une pizzeria malgré son diplôme universitaire et a dû renoncer pour le moment à poursuivre un deuxième cycle. Bri est soutenue par la sœur de sa mère, Aunt Pooh, qui fait partie d'un gang et vend de la drogue. C'est elle qui permet à Bri de participer à son premier battle, où elle affronte le fils de l'ancien manager de son père. Par ailleurs, Bri fréquente un lycée des arts qui a accepté à contrecœur d'ouvrir ses portes à des « jeunes des quartiers » pour obtenir des crédits. On fait bien sentir à ces élèves qu'ils ne sont pas les bienvenus : fouille appuyée par les gardes à l'entrée, punitions pour des « infractions » mineures.

Si j'ai finalement préféré On the Come Up (pas de beaucoup), j'ai été un peu rebutée au début par Bri et son mauvais caractère qui lui attire bien des ennuis (parfois très graves). Mais elle devient attachante avec son obstination et son opiniâtreté, et même comique quand elle se rend compte qu'elle tombe amoureuse d'un garçon qu'elle trouvait « plutôt nul avant ».

Comme pour The Hate U Give, Angie Thomas s'est inspirée de son expérience pour écrire un roman authentique, avec de vrais personnages (la tension entre la mère et la grand-mère de Bri est parfaitement exprimée), qui rend un bel hommage au hip-hop.

À lire absolument.

Site de l'auteure : https://angiethomas.com/

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On the Come Up est en tête de la liste des meilleures ventes YA du New York Times, détrônant ainsi The Hate U Give.

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20 février 2019

Ghost (Jason Reynolds)

Ghost 2

Il s'agit du premier tome de la série Tracks dans laquelle Jason Reynolds, auteur à succès de littérature jeunesse, suit une équipe de jeunes coureurs. Ghost intègre par hasard cette équipe : il traîne près de la piste d'entraînement et décide de montrer à un des coureurs qu'il peut être aussi rapide que lui. Coach (l'entraîneur) accepte à contreœur de le laisser courir. Il demande ensuite à Castle (le vrai prénom de Ghost) de faire partie de l'équipe car il possède un talent naturel pour la course. Coach est médaillé olympique, chauffeur de taxi pour gagner sa vie et entraîneur bénévole. Il espère en donnant son temps aux enfants leur offrir davantage d'opportunités. Ghost vit avec sa mère qui travaille dans la cafétéria de l'hôpital (et qui le nourrit avec les restes qu'elle récupère), est harcelé par un garçon de son école et a un tempérament coléreux (et souvent des ennuis avec le principal) en raison de son passé.

J'aime les romans jeunesse (middle grade ici, donc pour les 8-12 ans) réalistes où les enfants ont des comportements naturels. Et même si leurs vies sont atypiques, leurs histoires sont réalistes et surtout touchantes. J'ai particulièrement aimé cette scène où Coach invite les nouveaux de l'équipe et leur demande de raconter une chose qu'ils n'ont jamais dite à personne. La révélation de l'un des enfants m'a vraiment émue et j'ai trouvé que Jason Reynolds savait se mettre dans la peau des enfants pour nous donner leur point de vue simple, mais si perspicace.

Je lirai les autres livres de la série, car j'ai trouvé les enfants et le coach attachants. Et puis, j'ai adoré que Jason Reynolds parle d'athlétisme dans ce livre. Si en France, on connaît bien les coureurs américains, leur popularité n'est pas aussi grande aux États-Unis (enfin, par rapport aux basketteurs, aux joueurs de football à la main et de baseball). Ma sœur et moi avions eu une conversation avec un athlète amateur noir américain et il était surpris que nous nous intéressions à son sport.

Le site de l'auteur : 

https://iamjasonreynolds.com/

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15 février 2019

Can you forgive her? (Pet Shop Boys)

De l'album Very (dont la boîte me fait toujours penser au gant de massage Elancyl), une chanson que j'adore pour : 

she's made you some kind of laughing stock
because you dance to disco and you don't like rock

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14 février 2019

Heavy: An American Memoir (Kiese Laymon)

Heavy

Brutal ! Vraiment ! Il faut s'accrocher pour lire Heavy de Kiese Laymon. Il ne nous épargne rien car rien ne lui a été épargné que ce soit de son fait, ou de celui d'autres : violence, maltraitance, abus sexuel, obésité, anorexie, jeu pathologique. Et pour un homme noir dans le Mississippi ou aux États-Unis tout court, il doit surmonter bien des obstacles pour réussir, ou même s'en sortir. Ce livre s'adresse à sa mère : professeure brillante, exigeante, à cheval sur la grammaire et la syntaxe, dépendante au jeu, manipulatrice et qui sort la ceinture chaque fois que son fils « désobéit ». Kiese nous décrit la relation de plus en plus malsaine qu'il a depuis l'enfance avec sa mère. Celle-ci tente par tous les moyens physiques et intellectuels de le préparer à affronter les Blancs du Mississippi qui ne lui feront pas de cadeau ; elle l'avertit constamment : il ne faut leur fournir aucun prétexte pour t'enfoncer. Elle ne se rend pas compte de la pression terrible qu'elle exerce ainsi sur son fils. Surtout que le racisme ne se limite pas au Mississippi (où il est expulsé de l'université pour avoir sorti un livre de la bibliothèque sans l'emprunter). Kiese apprend rapidement que le simple fait de parler un anglais correct peut attirer des ennuis dans le Maryland, et à l'université Vassar (État de New York) où il enseigne, les agents de sécurité viennent dans son bureau lui demander ses papiers. Sa mère lui répond : « Terror looks like this. »

J'ai toujours du mal à parler des livres non-fiction, et celui-ci ne fait pas exception. Mais j'espère que mon inaptitude à écrire quelque chose de potable ne va pas vous rebuter. Il faut lire le récit douloureux et touchant du parcours d'un homme noir qui doit lutter contre des forces internes et externes, intérieures et extérieures. Direct et implacable. Un coup de cœur pour moi.

https://www.kieselaymon.com/

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