Sous la grêle osée

19 janvier 2018

Mèsi pou sa (Valérie Louri)

Je pars ce soir. Martinique, j'arrive !

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18 janvier 2018

Saints for All Occasions (J. Courtney Sullivan)

Saints

2009. Nora Rafferty se rend à l'hôpital car son fils aîné Patrick, 50 ans, vient d'avoir un accident. Elle arrive trop tard. Nora a trois autres enfants : John, Bridget et Brian. Son mari est décédé. Sa sœur vit au couvent sous le nom de Mother Cecilia Flynn et Nora lui en veut pour une raison que l'on ignore (et que l'on comprend assez vite).

Fin des années 50. Nora et Theresa sont sœurs. Elles quittent l'Irlande pour venir s'installer à Boston, aux États-Unis. Nora vient rejoindre son fiancé Charlie parti plusieurs mois auparavant car rien ne le retient en Irlande. Son père a décidé de léguer ses terres à son fils aîné malgré la promesse qu'il avait faite à Charlie (qui était le seul à travailler sur ces fameuses terres). Charlie accepte de faire venir Theresa car Nora ne veut pas se séparer d'elle (elle s'occupe d'elle depuis la mort de leur mère) et pense qu'elle aura un meilleur avenir aux États-Unis. Elles laissent leur père et leur frère au pays. Nora est sérieuse et Theresa ne pense qu'à s'amuser. Nora n'aime pas vraiment Charlie, mais se résigne à l'épouser pour éviter un scandale. Évidemment, vu l'époque, il est assez facile de deviner de quoi il s'agit. Mais je n'en dirais pas plus (même si le résumé de l'éditeur raconte tout).

J'ai choisi ce livre en raison du titre qui m'intriguait et parce qu'il traitait de l'immigration irlandaise aux États-Unis. J'ai aimé la description de la condition de la femme en Irlande et aux États-Unis dans les années 50, et le cheminement de Theresa qui devient sœur cloîtrée. Il y a d'ailleurs quelques passages intéressants sur la vie dans l'abbaye, la place des sœurs dans la société et les conflits avec la hiérarchie de l'Église.

Même si j'ai trouvé que l'ensemble manquait de profondeur et était un peu convenu, j'ai plutôt aimé ce livre. On a parfois besoin de lectures simples, bien écrites et intéressantes sans être révolutionnaires. Si j'en ai l'occasion, je lirai un autre livre de l'auteure.

Nora and Theresa Flynn are twenty-one and seventeen when they leave their small village in Ireland and journey to America. 

Nora is the responsible sister; she’s shy and serious and engaged to a man she isn’t sure that she loves. Theresa is gregarious; she is thrilled by their new life in Boston and besotted with the fashionable dresses and dance halls on Dudley Street. But when Theresa ends up pregnant, Nora is forced to come up with a plan—a decision with repercussions they are both far too young to understand. 

Fifty years later, Nora is the matriarch of a big Catholic family with four grown children: John, a successful, if opportunistic, political consultant; Bridget, privately preparing to have a baby with her girlfriend; Brian, at loose ends after a failed baseball career; and Patrick, Nora’s favorite, the beautiful boy who gives her no end of heartache. Estranged from her sister and cut off from the world, Theresa is a cloistered nun, living in an abbey in rural Vermont. Until, after decades of silence, a sudden death forces Nora and Theresa to confront the choices they made so long ago.

http://jcourtneysullivan.com/

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17 janvier 2018

So you want to talk about race (Ijeoma Oluo)

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Évidemment le titre de ce livre fait penser à celui-ci :  Why I'm No Longer Talking to White People about Race. Mais le point de vue est différent : Ijeoma Oluo est Américaine, métisse, a été élevée par sa mère blanche et a grandi à Seattle (où la majorité de ses amis étaient blancs). Comme elle explique dès le début du livre, la question de race a toujours constitué une partie importante de sa vie. En tant que femme noire, impossible d'échapper au fait qu'elle vit dans un pays suprémaciste blanc, où elle doit subir des remarques sur son physique, faire constamment attention car ses moindres faits et gestes sont observés. Sa race est l'une des forces qui définit sa vie, mais elle n'en parlait pas. Elle ne s'attardait pas sur les micro-agressions qu'elle subissait, faisait comme si de rien n'était, parce qu'il lui fallait survivre. Et puis, au fur et à mesure que ses objectifs se réalisaient, elle a décidé de ne plus se taire et a commencé à résister et à ne plus se laisser faire. Elle a commencé à écrire et à dire des choses "trop négatives", "trop polémiques" selon son entourage. Ce qu'elle avait à dire ne plaisait pas à ses amis blancs (ses copains de lycée notamment). Mais ce qu'elle perdait d'un côté, elle le retrouvait parmi les gens qui avaient lu ses articles et la contactaient en ligne ou qu'elle rencontrait en personne. Nombreux sont ceux qui réalisent que l'Amérique n'est pas le melting pot tant vanté, et que la colère et la terreur ressenties par les POC (people of color) sont en fait justifiées. Et ces mêmes POC se trouvent désemparées quand ceux qui les ignoraient auparavant leur demandent de les éduquer sur ce qu'est leur vie. Now that we're all in the room, how do we start this discussion?

Ijeoma Oluo donne donc dans ce livre des thèmes de discussion, la manière de les aborder, pour ceux qui veulent écouter et ceux qui veulent être entendus. Le  titre de chacun des 17 chapitres est une question : What is racism? What if I talk about race wrong? Why can't I say the "N" word? Why can't I touch your hair? Pour chaque chapitre, elle raconte une situation qui lui est arrivée, présente différents points qu'elle détaille ensuite. Le premier chapitre Is it really about race? est grandiose. Le troisième, What if I talk about race wrong? est très intéressant aussi (et parfois comique) car elle parle de sa mère qui ne s'était pas rendu compte de ce qu'être noir impliquait. Pour elle, ses enfants étaient magnifiques, intelligents et c'est tout ce qui comptait pour elle. Elle ignorait que les choses ne seraient pas si simples pour eux. Et malgré ses bonnes intentions, elle commet beaucoup de bourdes quand elle parle de race. Et c'est évidemment très délicat pour sa fille d'aborder ce sujet avec elle. Je n'ai pas pu m'empêcher de rire en lisant la conversation entre mère et fille quand la première laisse un message enthousiaste à sa fille car elle a eu une révélation. J'ai ri, mais je comprends pourquoi Ijeoma Oluo trouve sa mère fatigante parfois. Ce chapitre est vraiment utile pour qui souhaite discuter du racisme. Les conseils donnés sont excellents et, s'ils n'empêchent pas de se sentir mal à l'aise, permettent de comprendre la réaction des autres. Le chapitre What is the model minority myth? où l'auteure parle des minorités asiatiques m'a passionnée. 

Certains pourront trouver ce livre trop basique puisque Ijeoma Oluo prend le temps d'expliquer les concepts, parfois à l'aide d'anecdotes, dans un langage simple. Mais c'est justement ce qui m'a plu ici, et plus particulièrement concernant la notion d'intersectionnalité que je trouvais un peu vague. J'ai également trouvé utile l'explication de l'expression "check your privilege" qui est souvent mal comprise : il suffit de lire les commentaires sur certains forums (je sais que je ne devrais pas) pour s'en persuader.

Lecture très utile, très franche que je recommande. D'ailleurs, je crois que je vais acheter ce livre pour le relire encore et encore.

Edit du 18 janvier 2018 :

Les sites de l'auteure :

http://www.ijeomaoluo.com/

https://twitter.com/IjeomaOluo

Une interview de l'auteure datant de 2015 : http://knkx.org/post/ijeoma-oluo-discusses-how-seattle-may-be-nice-its-not-always-kind

In So You Want to Talk About Race, Editor at Large of The Establishment Ijeoma Oluo offers a contemporary, accessible take on the racial landscape in America, addressing head-on such issues as privilege, police brutality, intersectionality, micro-aggressions, the Black Lives Matter movement, and the "N" word. Perfectly positioned to bridge the gap between people of color and white Americans struggling with race complexities, Oluo answers the questions readers don't dare ask, and explains the concepts that continue to elude everyday Americans.

Merci à Ijeoma Oluo, à Seal Press et à Netgalley pour cet exemplaire en avant-première.

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16 janvier 2018

The Best We Could Do (Thi Bui)

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L'immigration aux États-Unis et l'expérience des immigrés sont des sujets qui m'intéressent beaucoup, j'ai donc tout de suite été attirée par ce livre. Je ne suis pas plus roman graphique que cela mais je trouvais les dessins de Thi Bui très beaux. Thi Bui explique dans la préface qu'elle souhaitait raconter l'histoire de sa famille et de son arrivée aux États-Unis, et qu'elle trouvait que le roman graphique était, par sa puissance, le support idéal pour le faire. Elle a donc dû apprendre à faire de la bande dessinée (elle devait déjà être douée vu le résultat) pour créer ce livre.

Au début de l'histoire, Thi Bui est en train d'accoucher. Elle se demande quelle mère elle sera et s'inquiète. Elle parle ensuite de ses parents, de l'éducation qu'elle a reçue, et raconte comment ils sont devenus ce qu'ils sont. Le père à l'enfance difficile, envoyé d'un parent à un autre, d'un village à un autre ; la mère, d'une famille aisée, qui reçoit une éducation française dans les meilleures écoles du pays. Elle évoque la rencontre de ses parents, leur vie de couple, les naissances, les deux enfants décédés, la fuite du Vietnam, le camp de réfugiés en Thaïlande (et l'organisation amateure des départs), l'arrivée aux États-Unis (sans accueil), l'installation, la peur que lui inspire son père (traumatisé par son enfance au Vietnam). 

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Je ne vais pas en dire beaucoup plus, car je n'ai plus les détails en tête (j'ai un peu traîné pour écrire ce billet). J'ai trouvé le livre un peu déconcertant car je ne m'attendais pas au point de vue développé par l'auteure. Et certains aspects étaient un peu fastidieux. J'aurais aimé qu'elle parle un peu plus de son "adaptation" aux États-Unis, notamment à l'école. Mais je me rends compte que le thème était plutôt la parentalité (un sujet qui m'intéresse beaucoup moins je dois dire). Thi Bui décide d'écrire l'histoire de sa famille et espère ainsi mieux comprendre ses parents. La partie sur l'histoire du Vietnam (on sent que Thi Bui souhaite également "réhabiliter" les Vietnamiens aux yeux des Américains. Je l'ai trouvée bien diplomate d'ailleurs à ce sujet.) et celle des parents est vraiment spéciale et attachante. Rien que pour ça, le livre vaut vraiment la peine.

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Ce livre m'a beaucoup touchée car le parcours de Thi Bui ressemble beaucoup à celui d'une de mes amies : même départ du Vietnam à bord d'un "bateau de fortune", le camp de réfugiés en Thaïlande, l'arrivée aux États-Unis à un jeune âge.

À lire.

https://www.thibui.com/

This beautifully illustrated and emotional story is an evocative memoir about the search for a better future and a longing for the past. Exploring the anguish of immigration and the lasting effects that displacement has on a child and her family, Bui documents the story of her family’s daring escape after the fall of South Vietnam in the 1970s, and the difficulties they faced building new lives for themselves.
 
At the heart of Bui’s story is a universal struggle: While adjusting to life as a first-time mother, she ultimately discovers what it means to be a parent—the endless sacrifices, the unnoticed gestures, and the depths of unspoken love. Despite how impossible it seems to take on the simultaneous roles of both parent and child, Bui pushes through. With haunting, poetic writing and breathtaking art, she examines the strength of family, the importance of identity, and the meaning of home.
 
In what Pulitzer Prize–winning novelist Viet Thanh Nguyen calls “a book to break your heart and heal it,” The Best We Could Do brings to life Thi Bui’s journey of understanding, and provides inspiration to all of those who search for a better future while longing for a simpler past.

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12 janvier 2018

Ladykiller (Nicky Holland)

Encore une chanson ressortie des tiroirs par ma sœur. Et encore une très talentueuse chanteuse/musicienne anglaise. Enjoy!

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05 janvier 2018

Sleeping Satellite (Tasmin Archer)

Ma sœur m'a rappelé cette belle chanson hier. Je ne savais pas qu'il existait une version américaine pour le clip. C'est vrai que l'original est un peu spécial.

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02 janvier 2018

Unorthodox: The Scandalous Rejection of My Hasidic Roots (Deborah Feldman)

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Une nouvelle fois, c'est ma sœur qui a trouvé ce titre sur le site de la bibliothèque. Deux titres étaient recommandés : Unorthodox et le livre de Shulem Deen (All Who Go Do Not Return) sur une femme et un homme qui avaient quitté leur communautés hassidiques. Apparemment, ma sœur avait choisi le livre de Deborah Feldman plutôt que celui de Shulem Deen parce qu'il était disponible en Kindle à la bibliothèque (ça tient à peu de choses). Moi qui suppose toujours que les femmes subissent plus d'interdits que les hommes, j'étais plus intéressée par ce point de vue. Comme elle présente sa communauté sous un jour peu flatteur, Deborah Feldman a été critiquée (attaquée ?) et même accusée d'affabuler. Malgré le titre un brin racoleur, j'ai voulu à mon tour lire ce livre.

Dès les premières pages, je me suis demandé si les critiques n'étaient pas justifiées. Le livre débute par une rencontre entre Deborah et sa mère. J'ai trouvé Deborah arrogante pendant cet échange avec sa mère, qui elle-même avait quitté la communauté en abandonnant sa fille (qui doit évidemment lui en vouloir). Elle était arrivée aux États-Unis pour épouser le père de Deborah en espérant échapper à l'extrême pauvreté où elle vivait en Angleterre (la famille de son futur mari est riche). Ses futures belles-sœurs lui font un accueil chaleureux qui refroidit rapidement. Elles devaient en fait attendre que leur frère trouve (enfin !) une épouse pour pouvoir à leur tour se marier. Et comme leur frère souffre de troubles mentaux très graves, impossible de trouver cette fiancée sur place. C'est dans ce genre de famille que naît Deborah qui est rapidement confiée à ses grands-parents : sa mère est partie donc et son père est incapable de s'occuper d'elle, ni de lui-même d'ailleurs (mais le père de celui-ci refuse de le faire soigner car la maladie mentale est taboue). Deborah grandit donc auprès d'une grand-mère qui n'a aucun répit (et n'a droit à aucun sentiment) et d'un grand-père érudit et avare, qui suit à la lettre les préceptes du rabbin de la secte hassidique de Satmar (en particulier ceux qui concernent la chevelure des femmes).

Deborah Feldman retrace son enfance (entourée de tantes et d'oncles qui la regardent avec mépris), sa scolarité (et les livres et textes systématiquement censurés), ses visites en cachette dans une librairie et à la bibliothèque pour se procurer les livres "interdits" qu'elle cache dans sa chambre malgré les fouilles régulières de son grand-père, son adolescence (chaque chapitre commence par un extrait des livres qu'elle a lus en cachette et qui ont compté pour elle), son mariage à peine sortie du lycée (à un homme d'une famille religieuse avec qui elle a passé une trentaine de minutes), la nuit de noces (un échec total) et la naissance de son fils. C'est à cause de ce dernier qu'elle se décide à quitter la communauté car elle ne veut pas pour lui d'une vie aussi limitée où tes moindres faits et gestes sont scrutés et rapportés.

Ce qui m'a le plus marquée, c'est la condition des femmes au sein de la secte. Le rebbe décrète que les femmes mariées doivent se raser la tête (cacher leurs cheveux ne suffit plus) car les membres de la communauté doivent être plus dévots qu'aucun Juif ne l'a jamais été pour que Dieu soit fier d'eux et ne les fasse plus jamais souffrir. Ensuite, les perruques en cheveux naturels sont interdites car les cheveux proviennent d'Inde et ont été coupés par idolâtrie. Il y a aussi ce rituel aussi inquisiteur que contraignant de purification auquel les femmes mariées doivent se soumettre après la menstruation. Et il y a aussi la nuit de noces, avec un homme et une femme qui sont totalement ignorants, ce qui donne lieu à des scènes comiques ou alors atroces.

J'ai trouvé dommage que Deborah Feldman ne parle pas plus de son départ et la "mise à jour" ajoutée dans l'édition que j'ai lue est un peu courte. J'ai trouvé étrange qu'elle ajoute des photos de son mari (surtout qu'elle décrit des situations plutôt gênantes pour lui). À part ces points, j'ai trouvé ce récit très instructif et intéressant.

À lire.

Un article à propos du livre :

https://www.huffingtonpost.com/jesse-kornbluth/unorthodox-the-hasidic-ca_b_1323675.html

As a member of the strictly religious Satmar sect of Hasidic Judaism, Deborah Feldman grew up under a code of relentlessly enforced customs governing everything from what she could wear and to whom she could speak to what she was allowed to read. It was stolen moments spent with the empowered literary characters of Jane Austen and Louisa May Alcott that helped her to imagine an alternative way of life. Trapped as a teenager in a sexually and emotionally dysfunctional marriage to a man she barely knew, the tension between Deborah’s desires and her responsibilities as a good Satmar girl grew more explosive until she gave birth at nineteen and realized that, for the sake of herself and her son, she had to escape.

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01 janvier 2018

Livres 2017 et bonne année !

  1. Oscar Wilde : Impressions of America
  2. Chris Guillebeau : The Art of Non-Conformity: Set Your Own Rules, Live the Life You Want, and Change the World
  3. Katarina Bivald : The Readers of Broken Wheel Recommend
  4. Alexander McCall Smith : Precious and Grace
  5. Ron Rash : The World Made Straight
  6. M. C. Beaton : Agatha Raisin and the Walkers of Dembley
  7. Caitlin Moran : Moranifesto
  8. M. C. Beaton : Agatha Raisin and the Murderous Marriage
  9. John Edgar Wideman : Writing to Save a File: The Louis Till File
  10. Amélie Nothomb : Riquet à la houppe
  11. Ernest J. Gaines : Autobiography of Miss Jane Pittman
  12. Hergé : Le testament de M. Pump
  13. Hergé : Destination New-York
  14. Timothy B. Tyson : The Blood of Emmett Till
  15. Yewande Omotoso : The Woman Next Door
  16. Hideo Yokoyama : Six Four
  17. Kaylie Jones : A Soldier's Daughter Never Cries
  18. James McBride : Kill 'Em and Leave
  19. Edward St. Aubyn : Never Mind
  20. Anu Partanen : The Nordic Theory of Everything
  21. Marshall B. Rosenberg : Getting Past the Pain Between Us
  22. Edward St. Aubyn : Bad News
  23. M. C. Beaton : Agatha Raisin and the Terrible Tourist
  24. Chimamanda Ngozie Adichie : Dear Ijeawele, or a Feminist Manifesto in Fifteen Suggestions
  25. Banana Yoshimoto : Moshi Moshi
  26. Didier Daeninckx : La pub est déclarée !
  27. Joan Didion : South and West: From a Notebook
  28. Michael Eric Dyson : Tears We Cannot Stop: A Sermon to White America
  29. Colson Whitehead : Sag Harbor
  30. Chaim Potok : The Chosen
  31. Tanguy Viel : La disparition de Jim Sullivan
  32. Louis-Philippe Dalembert : Avant que les ombres s'effacent
  33. Paul Beatty : The White Boy Shuffle
  34. Keiji Nakazawa : Barefoot Gen, Volume One: A Cartoon Story of Hiroshima
  35. Fannie Flagg : The Whole Town's Talking
  36. Keiji Nakazawa : Barefoot Gen, Volume Two: The Day After
  37. Kevin Kwan : Rich People Problems
  38. Emmanuel Dongala : La Sonate à Bridgetower
  39. Paul Beatty : The Sellout
  40. Jean-François Parot : Le sang des farines
  41. Edward Kelsey Moore : The Supremes Sing the Happy Heartache Blues
  42. Odafe Atogun : Taduno's Song
  43. Keiji Nakazawa : Barefoot Gen, Volume Three: Life After the Bomb
  44. Keiji Nakazawa : Barefoot Gen, Volume Four: Out of the Ashes
  45. Celeste Ng : Everything I Never Told You
  46. Michelle Kuo : Reading with Patrick
  47. M.C. Beaton : Death of a Gossip
  48. Emil Ferris : My Favorite Things is Monsters, Vol. 1
  49. Sherman Alexie : You Don't Have to Say You Love Me
  50. Percival Everett : So Much Blue
  51. M.C. Beaton : Agatha Raisin and the Wellspring of Death
  52. Matthew Desmond : Evicted: Poverty and Profit in the American City (je n'ai pas écrit de billet, mais quel livre époustouflant)
  53. Joyce Maynard : The Best of Us
  54. Ernest J. Gaines : The Tragedy of Brady Sims
  55. Irving Shulman : The Amboy Dukes
  56. Ron Rash : The Risen
  57. James Baldwin : If Beale Street Could Talk
  58. Colson Whitehead : The Underground Railroad
  59. Sujatha Gidla : Ants Among Elephants
  60. Jesmyn Ward : Sing, Unburied, Sing
  61. Angie Thomas : The Hate U Give
  62. Danzy Senna : New People
  63. Sonia Sotomayor : My Beloved World
  64. Bertrand Leclair : Malentendus
  65. Ta-Nehisi Coates : We Were Eight Years in Power: An American Tragedy
  66. Zahia Rahmani : France, récit d'une enfance
  67. Édouard Louis : En finir avec Eddy Bellegueule
  68. Jun'ichiro Tanizaki : In Black and White
  69. Adimi Kaouther : Nos richesses
  70. Amélie Nothomb : Frappe-toi le cœur
  71. Craig Johnson : The Western Star
  72. M.C. Beaton : Agatha Raisin and the Wizard of Evesham
  73. James McBride : Five-Carat Soul
  74. Shel Silverstein : The Giving Tree
  75. Cindy Waszak Geary and LaHoma Smith Romocki : Going to School in Black and White
  76. Jesmyn Ward : Where the Line Bleeds
  77. Sarah Turnbull : Almost French
  78. Maryam Madjidi : Marx et la poupée
  79. Alexander McCall Smith : The House of Unexpected Sisters
  80. Armistead Maupin : Logical Family: A Memoir
  81. Roz Chaz : Going Into Town
  82. Théo Ananissoh : Delikatessen
  83. Rachel Wilkerson Miller : Dot Journaling: A Practical Guide
  84. Mark Long : The Silence of Our Friends
  85. Deborah Feldman : Unorthodox
  86. Reni Eddo-Lodge : Why I'm No Longer Talking to White People About Race
  87. Patrick Modiano : Souvenirs dormants
  88. Thi Bui : The Best We Could Do

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30 décembre 2017

Interprétariat

Hier, nous nous sommes enfin décidées à aller nous faire vacciner contre la grippe. L'assurance-santé nous coûte assez cher pour que nous utilisions TOUT ce qu'elle permet. Nous sommes retournées à la pharmacie de Walmart. Au guichet, ma sœur aperçoit cette pancarte. Elle demande à l'employée si elle peut prendre une photo. L'employée hésite un peu, regarde autour d'elle, puis accepte. Elle nous confirme ensuite que c'est bien par téléphone. Mon commentaire : Ce n'est pas quelqu'un de l'ESIT qui a fait la traduction vers le français. Mais j'applaudis Walmart de proposer ce service.

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Le pharmacien nous a fait les piqûres. Quand il m'a dit You did good, je n'ai pas pu résister et je lui ai demandé si je n'avais pas droit à un bonbon. Il a demandé à sa collègue si elle pouvait me donner un bidon d'eau. La collègue ignorait s'ils en avaient encore. Il m'a donc proposé une sucette (en employant le terme sucker et non l'adorable lollipop). Euh, non merci. Sa collègue lui apporte un énorme paquet de Dum-Dums bien appétissantes. Non vraiment. Merci. Alors, je vais vous donner un bidon d'eau. Euh, j'en ai assez chez moi. (En plus, elles doivent être en plastique plein de BPA.)

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29 décembre 2017

Livin' in the Light (Caron Wheeler)

Je viens de revoir le premier épisode de The Fresh Prince of Bel-Air. J'avais pensé mettre le générique du feuilleton sur mon blog aujourd'hui. Et puis, la scène du début où Will joue Back To Life de Soul II Soul avec le heurtoir m'a fait penser à Caron Wheeler et son magnifique Livin' in the Light de l'album UK Blak (titre qui me fait penser au livre d'hier).

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