Sous la grêle osée

20 avril 2014

Pâques et le chien de Columbo

Aujourd'hui, c'est Pâques. Joyeuses Pâques ! Happy Easter! Quand je regarde les messages de mes amis sur Facebook, je constate que la majorité des Américains parlent de Jésus, et que la très grande majorité des Français parlent de chasse aux œufs et du long week-end. Tous des païens !

Quand je suis arrivée aux Etats-Unis, j'ai été surprise que, dans ce pays chrétien, Pâques ne soit pas un jour férié. Vous me direz que ça ne se verrait pas puisque Pâques tombe (tombent ?) le dimanche. Ben si, justement. Dans ce pays, lorsqu'un jour férié tombe le week-end, on le « récupère » le vendredi précédent s'il tombe un samedi, et le lundi suivant s'il tombe un dimanche. Et bien ici, pas de lundi de Pâques. Je ne vous dis pas mon agacement quand, au travail, j'entendais des gens lancer des Happy holiday! I want my lundi de Pâques.

Bref, lors de mon premier séjour aux Etats-Unis (j'étais en Caroline du Nord au moment de Pâques), j'ai vu, dans les magasins, des tenues pour Pâques (apparemment, on porte des vêtemens neufs pour célébrer cette fête), des fleurs (tulipes notamment) et des gâteaux (cookies et cupcakes) aux couleurs pastel, et surtout des paniers immenses remplis de bonbons et de jouets. Quand j'étais enfant, on faisait des petits paniers à l'école et on les remplissait de petits œufs de Pâques mais je ne me souvenais pas qu'il s'agissait d'une production aussi grandiose. Pour les parents bricoleurs, il existe aussi des kits pour composer les paniers. Il n'y a qu'à peindre les paniers, pas à les tresser tout de même.

DSC09467 

http://www.cookiecrazie.com/2011/04/just-few-more-easter-cookiespromise.html

easter baskets

http://www.mammabearsworld.com/2012/03/29/hopping-into-the-easter-spirit-with-colgate-eastersmiles/

Pour en revenir à mes premières Pâques américaines, j'étais allée à la mer avec ma mère et une de mes sœurs d'accueil. Leur famille possédait une maison pas très loin de Kitty Hawk (plus jeune, j'avais vu un film sur les frères Orville et Wilbur Wright, donc je connaissais le nom). Nous y avons passé le week-end avec l'oncle, sa femme et leur deux basset hounds* (comme le chien de Columbo). Ma mère d'accueil m'avait offert un bel œuf de Pâques (pas un truc Hershey) et je l'avais rangé dans mon sac. A un moment, j'étais en train de lire dans le salon et un des chiens passe devant moi, la tête baissée, mais j'ai vu qu'il me regardait sur le côté. Et là, je m'aperçois qu'il était entré dans ma chambre et m'avait piqué mon œuf. Ses « parents » étaient gênés, mais moi, j'étais morte de rire. Quand je pense au regard du chien, j'en ris encore. Heureusement que l'œuf était bien emballé.

Columbo

 

*J'appelais ces chiens des Hush puppies (on voit que je n'ai pas toujours parlé anglais) à cause de la marque de chaussures et de sa pub télé. Il se trouve que dans le Sud des Etats-Unis, les hushpuppies sont des beignets de pain de maïs (dont je ne suis pas fan), frits évidemment (comme tout dans le Sud d'ailleurs).

http://en.wikipedia.org/wiki/Hushpuppy

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18 avril 2014

Borderline (Madonna)

La semaine dernière, j'avais choisi une chanson de Madonna qui n'était pas une de mes préférées. Alors, cette semaine, voici celle qui reste ma préférée de la chanteuse. Elle est extraite de son premier album Madonna (et moi qui allais dire, à l'époque où Madonna n'avait pas encore la grosse tête). Enjoy! 

Et ma deuxième préférée, c'est celle-ci. En m'inspirant de François Valéry : Qu'est-ce qu'on a dansé sur cette chanson...

Edit 19/4/2014 à 7 h 10 : Félicitations à ma sœur qui a reconnu le petit ami de Susan dans le clip ci-dessus. Moi évidemment c'était : On l'a vu dans quelque chose. Ma sœur : C'est le docteur dans CSI: NY. Ma sœur, la physionomiste.

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16 avril 2014

orphan train (Christina Baker Kline)

orphan

De 1853 à 1929, des trains transportaient des enfants, orphelins ou abandonnés, des villes de l'Est vers le Midwest où ils étaient recueillis par des familles d'accueil. 250000 enfants environ ont ainsi été déplacés. 

Orphan-Train-2-crop

 Selon Charles Loring Brace (fondateur de la Children's Aid Society), ces enfants, destinés sans aucun doute à une vie de dépravation, ne pouvaient être sauvés que par le travail, l'éducation et la vie dans une famille chrétienne.

Orphan-Train-Document

Les trains s'arrêtaient dans différentes villes (les habitants étaient prévenus par voie d'affichage) et les enfants étaient exhibés sur scène. Les gens intéressés pouvaient ainsi faire leur choix. La plupart trouvait une vraie famille, d'autres n'étaient choisis que pour servir de main-d'œuvre. Billy The Kid était un de ces orphelins. On sait ce qu'il est devenu.

affiche distribution

Dans Orphan Train, Christina Baker Kline nous raconte en parallèle (à deux époques différentes) l'histoire de Molly, adolescente placée dans une famille d'accueil, et de Vivian (Niamh), nonagénaire, orpheline arrivée dans le Minnesota par un de ces trains. L'action actuelle (2011) se déroule sur une île dans le Maine, où Vivian et son mari ont choisi de passer leur retraite. Tout au long du roman, Molly découvre la vie de Vivian en Irlande, à New York et dans le Minnesota.

J'ai trouvé dommage de mêler les deux histoires de Molly et de Vivian. Le « montage » m'a semblé artificiel et le prétexte qui permet de réunir ces deux femmes un peu faible. Je pense que chacune aurait mérité un livre. Mais bon, Christine Baker Kline a choisi de procéder ainsi.

Malgré cette réserve, j'ai adoré ce roman. L'histoire est très prenante (un peu mélo parfois, mais le sujet n'est pas gai évidemment). Inutile de vous dire que Christina Baker Kline n'a pas choisi la version idyllique de ces accueils d'enfants. Molly n'est d'ailleurs pas gâtée non plus côté famille d'accueil.

Pas d'extraits cette fois. J'ai oublié de prendre des notes.

Tout de même, quelques informations sur ces trains d'orphelins. J'ai aussi trouvé des livres traitant du sujet, je les ai ajoutés à ma LAL.

http://www.thecommunitypaper.com/archive/2010/11_11/index.php 

Vision idyllique :

http://www.burlingtonhistory.org/newsletters/2005-1%20march%20newsletter.htm 

Site du National Orphan Train Complex à Concordia, Kansas (à six heures de chez moi, j'irai peut-être y faire un tour) : http://orphantraindepot.org/

Le site de l'auteure : http://christinabakerkline.com/blog/my-next-novel/

15 avril 2014

It's Tax Day!

Tax Day

Récemment, le bureau gouvernemental de reddition de comptes (Government Accountability Office ou GAO) publiait les résultats d'une étude réalisée sur un échantillon limité de déclarations de revenus réalisées par des tax preparers (spécialiste en déclarations de revenus). Sur les 19 spécialistes choisis de manière aléatoire, seuls 2 avaient calculé le montant correct de remboursement. Quand je vous disais ici qu'il fallait toujours faire gagner de l'argent à quelqu'un. N'importe qui peut s'improviser spécialiste (même chose pour la traduction) et c'est au client de se débrouiller ensuite. You get what you pay for aussi (je dis ça aussi à cette agence qui, malgré mes années d'expérience, me propose la moitié de mon tarif parce que le budget de son client est réduit. Il se moque de qui le client ? Evidemment, s'il veut rentabiliser la traduction en 20 langues en vendant UN seul logiciel, c'est sûr qu'un traducteur expérimenté sera trop cher.). Enfin, il paraît que non dans le cas présent. Le contribuable fait moins d'erreurs lorsqu'il remplit sa déclaration lui-même.

Aujourd'hui, 15 avril. Nous avons jusqu'à minuit pour envoyer nos déclarations de revenus (to file a tax return). Certains bureaux de poste ferment plus tard pour l'occasion. Moi, c'est fait depuis longtemps et j'ai même déjà reçu mon remboursement. Ici, les impôts sont retenus à la source. Donc, en général, nous remplissons une déclaration pour être remboursés.

(La folie du 15 avril dans The Simpsonshttp://vimeo.com/34934693)

Mais je ne voulais pas vous parler de moi. Enfin, si. Enfin, indirectement. Lorsque je préparais ma déclaration de revenus, j'ai téléchargé, du site de l'IRS, la publication 525 intitulée Taxable and Nontaxable Income (Revenu imposable et non imposable). Je ne l'ai pas lue entièrement, mais certains passages sont classiques, d'autres impayables (c'est le cas de le dire).

Classiques : dans un pays où même les médailles olympiques sont imposables (et oui, ce sont des métaux précieux), les gains à la loterie le sont évidemment. Même les cadeaux remportés à un jeu-concours : voitures, maisons, électroménager, tout y passe. Il faut inclure leur juste valeur marchande (fair market value) à ton revenu. (raffle : tombola)

Loterie

Bien sûr, les gains au jeu sont imposables. Et même si tu trouves quelque chose, tu dois payer des impôts dessus. Si une agence de voyages t'offre un circuit parce que tu as réuni assez de participants, tu dois indiquer sa valeur dans ta déclaration.

Autres cas

Et c'est pas tout... Là, nous entrons dans l'impayable :

Tu voles, tu paies. Des impôts. Oui. Si le remords ne t'a pas dévoré et que tu n'as pas tout rendu à son propriétaire.

Stolen Property

Tu reçois des pots-de-vin. Tu paies. C'est prévu par le code des impôts.

 Pot-de-vin

Et si tu as décidé de gagner ta vie malhonnêtement, ne crois pas être exonéré. Et si tu le fais à ton compte, tu dois remplir le formulaire adéquat.

Activités illégales

Ils ont TOUT prévu, je vous dis.

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14 avril 2014

Enon (Paul Harding)

Enon

Deuxième tentative avec Paul Harding, et pas vraiment concluante. J'avais trouvé Tinkers trop dense, Enon est plus simple, mais je n'ai pas vraiment compris.

Dans Enon, Paul Harding nous raconte une année dans la vie d'un homme qui vient de perdre sa fille. Sa femme le quitte peu après. Et lui passe son temps à boire et à prendre des médicaments. Oui, le livre est émouvant, mais je n'ai pas réussi à apprécier. Dommage !

Extraits :

Tuesday, April 08, 2014

Un moment qui m'a plu (il y en avait quelques-uns quand même)

Tuesday, April 08, 2014 (2)

http://www.randomhouse.com/book/205121/enon-by-paul-harding#blurb_tabs

Hailed as “a masterpiece” (NPR), Tinkers, Paul Harding’s Pulitzer Prize–winning debut, is a modern classic.The Dallas Morning News observed that “like Faulkner, Harding never shies away from describing what seems impossible to put into words.” Here, in Enon, Harding follows a year in the life of Charlie Crosby as he tries to come to terms with a shattering personal tragedy. Grandson of George Crosby (the protagonist ofTinkers), Charlie inhabits the same dynamic landscape of New England, its seasons mirroring his turbulent emotional odyssey. Along the way, Charlie’s encounters are brought to life by his wit, his insights into history, and his yearning to understand the big questions. A stunning mosaic of human experience, Enon affirms Paul Harding as one of the most gifted and profound writers of his generation.

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13 avril 2014

Format familial

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A première vue, ce sont de banales boîtes de conserve. (Il y en a une qui est à l'envers.)

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 Des spécialités variées et typiquement américaines. Chef Boyardee (marque fondée par un Italien qui savait qu'on allait massacrer son nom : Boiardi. Je crois que ma sœur et moi en avons beaucoup parlé lors de notre premier séjour aux Etats-Unis.) Quoique... Le prix des spaghettis me semble excessif.

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Moi qui adore les cornichons, j'ai été impressionnée par la taille de ceux que l'on trouve ici. Pas par leur goût, malheureusement.

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Les pots de mayonnaise permettent de comprendre que l'on est au rayon des formats familiaux. Je n'en avais jamais vu d'aussi gros en France. Malheureusement, je n'ai pas réussi à prendre la photo des bidons de ketchup et de ce qu'ils appellent de la moutarde ici. On les aperçoit sur la photo suivante. Il faut des boîtes de thon adaptées pour toute cette mayonnaise. Je dois quand même avouer que j'aime beaucoup le tuna salad sandwiches. La salade de thon de ma mère est différente. Elle ne met pas de mayo.

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Les mêmes en gros plan. On s'aperçoit qu'elles contiennent 1,89 kg de thon. Heureusement que les fabricants indiquent le poids dans les deux systèmes.

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Depuis le temps que je suis ici, je ne sais toujours pas combien d'onces contient une livre. La livre d'ici, appelée livre avoirdupoids, ne correspond pas à notre livre française. Je me souviens encore des deux gâteaux que j'avais faits lors de mon premier séjour aux Etats-Unis. Dans ma deuxième famille d'accueil, j'avais fait au pif et m'y suis donc reprise à deux fois. Dans la troisième famille, la mère avait sorti son encyclopédie pour faire les calculs. C'est là que j'ai appris qu'il existait des livres troy et des livres avoirdupoids. J'avais fait un gâteau au yaourt pour la semaine internationale. A l'époque, les Américains ne mangeaient pas vraiment de yaourts (et ils coûtaient un bras). Les élèves ne voulaient pas goûter le gâteau parce qu'il y avait du yaourt dedans. J'avais beau leur expliquer qu'on ne sentait pas le yaourt, ils avaient peur. En revanche, ils se jetaient tous sur les infâmes nachos couverts de cette non moins infâme sauce à l'infâme fromage. C'est bien la peine d'organiser une semaine internationale si c'est pour manger ce qu'on vend dans les stands pendant les matchs.

Edit : Ma sœur, qui vient de lire ce billet, me rappelle l'histoire de la crépière Krups. (C'est également au cours d'une semaine internationale dans le lycée où elle était qu'elle a compris pourquoi une de ses copines en France lui avait dit que l'appareil était nul.) 1, 2, 3 et tu as une crêpe parfaite, disait la pub. Krups est une marque allemande, mais on trouvait cette fameuse crépière aux Etats-Unis. La famille d'accueil de ma sœur en avait une. Et moi, j'ai découvert la chose dans le deuxième lycée où j'étais assistante. Quand j'ai vu le résultat, je suis restée à côté de l'élève qui faisait les crèpes pour qu'elle laisse la mienne plus longtemps sur l'appareil. On m'avait déjà fait le coup au restaurant. J'avais demandé une crèpe et on m'a apporté une omelette. Mes parents d'accueil ne m'avaient pas dit que je pouvais renvoyer l'assiette. Restaurant français, tu parles !

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12 avril 2014

They Shoot Horses, Don't They (Horace McCoy)

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Après un abandon et une lecture pas très convaincante, allais-je être déçue par un classique ?

Je me souviens encore de cette photo (en noir et blanc), dans le Télé Poche, de Jane Fonda l'air exténué. Et ce titre... J'étais trop jeune à l'époque de cette diffusion, mais quand j'ai su qu'il s'agissait d'un marathon de danse, j'ai eu envie de voir le film. Mais cet achève dans le titre ? Indiquait-il qu'on tuait les participants ? Finalement, je n'ai jamais vu le film. Mais j'ai ajouté le livre à ma LAL. Et cette année, je l'ai enfin lu. Sous le titre They Shoot Horses, Don't They?

Et bien, je ne connaissais pas l'histoire. Première surprise : on évoque un meurtre (d'où le mot achève dans le titre français ?). Deuxième surprise : le marathon n'a pas de durée définie. Il ne s'arrête que lorsqu'il ne reste qu'un couple. Si ça c'est pas profiter de la misère humaine. (En plus, les participants ne dansent plus vraiment au bout de quelques heures.)

L'action se déroule pendant la crise économique des années 30. Les participants sont attirés par le prix (1000 dollars) et les repas offerts, et par la possibilité d'avoir un endroit où « dormir ». Les promoteurs de ce genre de spectacles ajoutent des épreuves et entractes pour attirer des spectateurs : sprints au cours desquels l'homme, attaché à la femme, doit marcher athlétiquement autour d'une piste ; mariage d'un des couples... Les couples peuvent être sponsorisés : ce qui leur permet d'avoir des vêtements et des chaussures neufs.

A la fin de son procès, le narrateur, Robert Syverten, nous raconte sa rencontre et sa relation avec Gloria Beatty, la jeune fille qu'il a tuée. La lecture du verdict par le jury intervient entre les chapitres.

Verdict

Robert et Gloria se rencontrent à la sortie d'un studio où ils tentaient d'obtenir du travail. Robert veut devenir metteur en scène et Gloria, actrice (peut-être). Gloria est une jeune femme dépressive, très cynique, qui en veut à tout le monde et qui, dès le début dit à Robert qu'elle veut mourir. Seulement, elle n'a pas le courage de se tuer. Même si c'est elle qui convainc Robert de participer à ce marathon de danse, elle fait tout pour saboter leurs chances de gagner.

Ce livre est magnifique. Horace McCoy s'est servi de son expérience de videur sur plusieurs marathons pour nous livrer cette critique de l'Amérique. L'un des passages les plus réussis est celui où Gloria s'en prend à deux femmes d'une ligue de vertu association pour la famille qui souhaitent faire arrêter le marathon. Le livre est court et abrupt, l'écriture directe et efficace. A lire et à relire.

Marathon de danse :

http://www.historylink.org/index.cfm?DisplayPage=output.cfm&File_Id=5534

Dance Marathon

 

Titre français : On achève bien les chevaux

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11 avril 2014

Papa Don't Preach (Madonna)

J'ai entendu cette chanson par hasard l'autre jour. Ce n'est même pas une de mes chansons préférées mais elle m'a rappelé pourquoi j'étais aussi fan de Madonna à cette époque. Et puis, j'aimais beaucoup le clip : la marinière de Madonna, le bustier de Madonna, la coupe de cheveux de Madonna (beaucoup moins les ballerines), Danny Aiello (le futur papa de John Turturro dans Do The Right Thing) et surtout Alex McArthur qui est particulièrement easy on the eyes (comme on dit par ici).

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10 avril 2014

Foreign Gods Inc (Okey Ndibe)

Foreign Gods

Je n'ai pas vraiment beaucoup à écrire sur ce livre. Même si je l'ai terminé, il ne m'a pas passionnée. L'idée de départ me plaisait bien : Ikechukwu, chauffeur de taxi à New York, décide de rentrer au Nigeria afin de dérober la statue du dieu de son village pour la vendre à une galerie spécialisée dans la vente de déités. Malheureusement, le héros est un être tellement faible et égoïste qu'il en devient pénible. Tout est toujours de la faute des autres, même s'il est vrai qu'il n'est pas aidé. Ikechukwu joue, boit, épouse une Américaine vénale(pour obtenir la carte verte), doit envoyer de l'argent à sa mère veuve et ne gagne pas assez pour subvenir aux besoins de tout le monde. D'où l'idée saugrenue d'aller voler la statue au Nigéria. Si les scènes de torpeur éthylique sont lassantes tant elles sont nombreuses, celles de corruption au Nigéria ne le sont pas moins. C'est incroyable le nombre de « péages » qui se trouvent sur la route qui mène au village d'Ikechukwu ! Ne parlons pas des douaniers à l'aéroport, des « amis » qui pensent tant à lui quand il est aux Etats-Unis... Et ce pasteur qui prie et jeûne pour la réussite d'Ikechukwu (et à qui la mère donne tout l'argent que son fils envoie). Non, Ike n'est pas aidé. On aurait presque pitié de lui. 

Malgré quelques passages qui font un peu remplissage, le sujet (original selon moi) est assez bien traité. Toutefois, je ne peux pas dire que j'ai aimé. Une chose est sûre : je n'ai pas envie de mettre les pieds au Nigeria.

Quelques amis africains m'ont parlé de cette « coutume » qui m'échappe totalement.

Foreign Gods

(désolée pour la mauvaise qualité de l'extrait)

Quatre pages d'un passage qui fait un peu remplissage :

Foreign Gods 1   Foreign Gods 2   

Foreign Gods, Inc., tells the story of Ike, a New York-based Nigerian cab driver who sets out to steal the statue of an ancient war deity from his home village and sell it to a New York gallery. 

Ike's plan is fueled by desperation. Despite a degree in economics from a major American college, his strong accent has barred him from the corporate world. Forced to eke out a living as a cab driver, he is unable to manage the emotional and material needs of a temperamental African American bride and a widowed mother demanding financial support. When he turns to gambling, his mounting losses compound his woes.

And so he travels back to Nigeria to steal the statue, where he has to deal with old friends, family, and a mounting conflict between those in the village who worship the deity, and those who practice Christianity. 

A meditation on the dreams, promises and frustrations of the immigrant life in America; the nature and impact of religious conflicts; an examination of the ways in which modern culture creates or heightens infatuation with the "exotic," including the desire to own strange objects and hanker after ineffable illusions; and an exploration of the shifting nature of memory, Foreign Gods is a brilliant work of fiction that illuminates our globally interconnected world like no other.

Premier chapitre

https://sohopress.creatavist.com/story/6500

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08 avril 2014

Miss Anne in Harlem: The White Women of the Black Renaissance (Carla Kaplan)

Miss Ann

Miss Anne 1

J'ai choisi ce livre par curiosité. Je lis rarement autre chose que des romans, même si ma LAL contient quelques livres de la catégorie Non-fiction. J'ai été intriguée par le titre : je ne savais pas que Miss Anne (ou Miss Ann) désignait une femme blanche en anglais noir américain. Le terme (de même que son équivalent masculin, Mister Charlie) ne s'emploie plus.

Carla Kaplan nous propose dans ce livre le portrait de six de ces femmes qui ont (plus ou moins) défrayé la chronique aux Etats-Unis dans les années 20/30. Comme elle l'explique, ces femmes n'étaient pas prises au sérieux ou considérées comme des aventurières sexuelles. Un peu limitées ces opinions. Par ses recherches, Carla Kaplan a donc décidé de les « réhabiliter » et de nous montrer les motifs de leur participation au mouvement de la Harlem Renaissance. Il semble que les documents attestant de leur présence à Harlem sont peu nombreux : ces femmes se sont montrées très discrètes ou leurs traces ont été effacées.

Miss Anne 2

Alors, je ne vais pas résumer ce livre, parce que je ne sais vraiment pas quoi écrire. Je l'ai trouvé très intéressant et très dense. Le portrait de certaines femmes et les raisons de leur engagement sont peu flatteurs. J'ai préféré celui de Nancy Cunard, une riche héritière anglaise qui s'est battue contre le racisme. En revanche, Fanny Hurst, l'auteure d'Imitation of Life, fait vraiment figure de profiteuse.

Dans l'ensemble, le livre est vraiment très documenté et comprend une centaine de pages de notes (un peu trop à mon goût). La bibliographie était si fournie que j'ai dû allonger ma LAL, notamment avec quelques biographies et des livres sur le procès de Scottsboro.

   Miss Ann extMiss Ann ext 2

http://www.carlakaplan.com/miss-anne-in-harlem.html

http://www.nytimes.com/2013/09/04/books/uncovering-strangers-in-a-strange-land.html?_r=0

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