Sous la grêle osée

09 avril 2018

La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert (Joël Dicker)

Harry

Il y a longtemps que je voulais lire ce livre. J'en avais lu beaucoup de bien à sa sortie et j'étais curieuse de le découvrir. J'ai vu ensuite qu'il était traduit en anglais (fait assez rare pour le signaler), mais que les bibliothèques ici l'avaient quand même en français. Mais il fallait pouvoir caser ses 667 pages. Ma belle-sœur et mon frère s'y sont mis aussi ces 2 ou 3 dernières années. Apparemment, ils sont fans de Joël Dicker et ils voulaient absolument que ma sœur et moi le lisions. Je me suis enfin décidée en mars et je l'ai lu en une semaine.

Pas la peine de raconter l'histoire. Beaucoup de gens doivent la connaître. C'est un thriller bien mené, avec un tas de rebondissements (certains un peu tirés par les cheveux), une histoire plutôt pas mal. J'ai deviné assez vite le(s) coupable(s), parce que l'histoire n'est pas si originale que ça, qu'elle m'a fait penser à d'autres ou peut-être que l'auteur avait donné trop d'indices. En tout cas, je suppose que c'était voulu par l'auteur et que l'intérêt n'était pas uniquement là ou était forcément ailleurs. Justement, la quatrième de couverture nous annonce que « Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias. » C'est certainement pour ça que le titre reprend la typographie américaine avec la majuscule aux noms.

Quand je lis « réflexion sur l'Amérique », je me méfie toujours un peu. Pas par snobisme (quoique...), mais parce qu'il y a tellement de spécialistes de l'Amérique qui n'y ont mis les pieds que pour des vacances que je ne retrouve pas forcément le pays que je connais dans ce qu'ils décrivent. J'ai vu que Joël Dicker a passé toutes ses grandes vacances aux États-Unis depuis l'âge de quatre ans. Ça me rassure un peu. Et bien, pas longtemps. J'ai failli arrêter très vite car les stéréotypes se succédaient et me lassaient sérieusement. Et puis, je me suis dit : Lis-le comme une histoire, ne te préoccupe pas de l'aspect « réflexion sur l'Amérique ». Et je ne lirai pas d'autres Joël Dicker. Depuis, j'ai un peu changé d'avis et j'emprunterai peut-être Le Livre des Baltimore (dont mon frère m'a dit le plus grand bien). En espérant que l'auteur y sera allé mollo sur les poncifs.

À lire parce qu'il n'est pas mal quand même (un peu répétitif peut-être). Mais oublier la « réflexion sur l'Amérique ». (Une chose est sûre : avec Patrick Dempsey dans le rôle d'Harry Quebert, je ne regarderai pas le feuilleton.)

À New York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

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06 avril 2018

Always Coca Cola (Urban mix) (Joey Diggs)

Si dans la guerre du coca, Pepsi aura toujours la meilleure pub (Alfonso Ribeiro et Noah Hathaway sont tellement trognons, même si la "danse" de certains enfants pique les yeux),

 c'est Coca Cola qui a la meilleure chanson et, accessoirement, meilleur goût.

Version cinéma :

Version longue :

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04 avril 2018

The Origin of Others (Toni Morrison)

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C'est là que l'on voit qui a fait des études (plus) littéraires. Ma sœur a lu ce livre avant moi et m'a dit qu'il était vraiment bien. Elle m'avait fait le même coup avec France, récit d'une enfance. Elle avait beaucoup aimé et moi, j'avais souffert. C'est ce qui s'est passé ici. Quand Toni Morrison se met à faire de l'analyse littéraire, je perds le fil. Quand Toni Morrison se met à philosopher, je m'embrouille. Rien n'a gêné ma sœur. Moi, en revanche... J'ai trouvé certains passages difficiles (mais peut-être était-ce dû à cette grippe qui m'a épuisée et à cette toux qui a duré des semaines).

Ce livre rassemble les conférences que Toni Morrison a données à Harvard (the Charles Eliot Norton Lectures) sur le thème de l'identité et de l'autre. Elle tire des exemples de sa propre vie (comme la toute première anecdote surprenante où son arrière-grand-mère très foncée sous-entend que Toni et sa sœur sont impures car trop claires), de l'histoire et de la littérature (et elle en profite pour égratigner au passage Hemingway et Faulkner pour leur "paresse"). J'ai particulièrement apprécié le premier essai, Romancing Slavery. La préface signée par Ta-Nehisi Coates est superbe.

Impossible pour moi de résumer ces essais (parce que je n'avais pris aucune note évidemment et que j'ai trop traîné), alors je vais m'arrêter là.

À lire et à relire (dans mon cas, une seule lecture n'a pas suffi pour tout saisir).

https://harvardmagazine.com/2016/04/toni-morrison-concludes-harvard-2016-norton-lectures

America's foremost novelist reflects on the themes that preoccupy her work and increasingly dominate national and world politics: race, fear, borders, the mass movement of peoples, the desire for belonging. What is race and why does it matter? What motivates the human tendency to construct Others? Why does the presence of Others make us so afraid?

Drawing on her Norton Lectures, Toni Morrison takes up these and other vital questions bearing on identity in The Origin of Others. In her search for answers, the novelist considers her own memories as well as history, politics, and especially literature. Harriet Beecher Stowe, Ernest Hemingway, William Faulkner, Flannery O'Connor, and Camara Laye are among the authors she examines. Readers of Morrison's fiction will welcome her discussions of some of her most celebrated books--BelovedParadise, and A Mercy.

If we learn racism by example, then literature plays an important part in the history of race in America, both negatively and positively. Morrison writes about nineteenth-century literary efforts to romance slavery, contrasting them with the scientific racism of Samuel Cartwright and the banal diaries of the plantation overseer and slaveholder Thomas Thistlewood. She looks at configurations of blackness, notions of racial purity, and the ways in which literature employs skin color to reveal character or drive narrative. Expanding the scope of her concern, she also addresses globalization and the mass movement of peoples in this century. National Book Award winner Ta-Nehisi Coates provides a foreword to Morrison's most personal work of nonfiction to date.

23 mars 2018

Let You Down (NF)

Sans commentaire.

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16 mars 2018

Je danse le mia (IAM)

Hier, ma sœur et moi sommes tombées sur ce clip et nous l'avons regardé plusieurs fois tellement il nous a plu (des souvenirs ?). Le sample de Give Me The Night y est évidemment pour quelque chose, mais ce clip, ce clip...

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13 mars 2018

J'ai joué avec le feu (Jean-François Larios)

Larios

Ma passion pour le football a commencé avec Jean-François Larios et cette image (que j'ai toujours) de l'album Panini.

Larios 2

Il y avait bien eu un début d'intérêt l'année précédente avec Yves Mariot de Bastia (à l'époque je préférais les blonds et ça m'amuse de voir que Larios jouait dans la même équipe et que je ne l'avais pas remarqué), mais la fois où j'avais essayé de regarder un match, il n'avait pas joué. Alors...

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Je me souviens en revanche du premier match où j'ai vu Larios jouer. Nous étions rentrés de Nouméa un mois plus tôt et toute la famille (et très vite, toutes mes copines) était au courant de mon coup de cœur pour Larios. Le 11 octobre 1980, j'étais donc devant la télé pour voir mon idole jouer le premier match qualificatif de la France pour la Coupe du Monde 1982. C'était à Limassol à Chypre et Jeff avait marqué deux buts (sur penalty, mais deux buts quand même). Après ça, j'ai acheté tous les magazines de foot où il apparaissait (pas difficile, il était tout le temps en couverture de Mondial et de Onze), l'Équipe les lendemains de match et les photos que je trouvais. Je me souviens aussi de son dernier match en championnat de France.

En 1980, Solar nous avait déjà offert une autobiographie, La tornade, (que ma mère m'avait achetée dès sa sortie et qu'une fuite de douche m'a complètement détruite ici à Denver). Si elle revient sur certains épisodes du premier "tome", cette nouvelle version nous raconte ce qui s'est passé ensuite. Quand les choses ont commencé à aller moins bien pour Jeff. Et là, il balance tout et tout le monde. La caisse noire de Saint-Etienne, le favoritisme, le dopage, la drogue, les "copains" et les "amis". Bon, j'ai moins apprécié l'argent claqué au jeu (ce n'est pas le mien, mais ça me désole quand même) et j'aurais pu faire sans les anecdotes sur les agents de joueurs (Larios était agent quand sa carrière s'est terminée), les magouilles et toutes ces combines qui entachent le football professionnel. Intéressant de savoir un peu comment ça se passe, mais au bout d'un moment, je me perdais dans les explications. Mais ça fait partie du personnage et tu lis un livre sur ton joueur préféré ou tu ne le lis pas. C'était sa vie aussi.

En tout cas, quel plaisir (souvent) de voir évoquer les joueurs de cette époque, ces matches que j'ai suivis devant mon poste (de télé ou de radio). J'y étais. J'ai dévoré ce livre. Jeff, c'était mon idole. J'ai rencontré certains Verts de cette époque, mais pas le beau gosse. Et je n'ai jamais réussi à avoir de photo dédicacée, mais c'est une autre histoire.

À votre avis ? Je le recommande évidemment.

https://www.youtube.com/watch?v=l0kTzGaxyKM

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11 mars 2018

Typiquement américains ?

Avec cette grippe qui traîne depuis des semaines, je passe du temps (beaucoup) au rayon miel. Je ne suis plus aussi surprise (enchantée) qu'à mon arrivée dans ce pays, mais je trouve toujours adorables ces "pots" de miel en forme d'ours.

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On a même droit (évidemment) à Winnie (même si on le reconnaît à peine).

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02 mars 2018

God's Plan (Drake)

Je me souviens que je regardais Degrassi: The Next Generation pour Jimmy et Ashley. Et puis Aubrey Graham est devenu Drake. J'étais curieuse de voir cette vidéo et finalement, la chanson me plaît.

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26 février 2018

White Privilege: The Myth of a Post-Racial Society (Kalwant Bhopal)

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White Privilege : un terme vu de nombreuses fois, décrié par certains, avec autant de définitions (évidemment contradictoires) que d'intervenants. J'ai donc choisi ce livre pour y voir plus clair. Le Brexit et l'élection de l'autre prouvent que, comme l'indique le sous-titre, la société post-raciale est un mythe. Kalwant Bhopal examine ici le fait que la race (le fait de ne pas être blanc ou, dans certains cas, pas d'un blanc acceptable) est une forme de désavantage dans la société moderne. Malgré les tentatives de la politique néo-libérale (c'est vraiment spécifique apparemment) de présenter une image d'inclusion, il existe toujours de grandes disparités entre les communautés blanche et noire (et autres minorités). Les inégalités ont été exacerbées plutôt que corrigées par le néo-libéralisme qui privilégie les identités blanches.

L'auteure traite de ces disparités dans différents domaines : éducation, enseignement supérieur, marché du travail, pauvreté, au Royaume-Uni (surtout) mais aussi aux États-Unis, qui malgré leurs grandes différences historiques, culturelles et sociales, sont des pays où les minorités restent marginalisées à des niveaux divers de la société où les identités blanches sont prédominantes.

J'ai trouvé ce livre intéressant dans l'ensemble, même si je ne suis pas sûre qu'il a répondu à toutes mes questions concernant le white privilege. Il ressemblait plus à une thèse universitaire mais comme je ne lis pas souvent des livres de ce type, je ne peux pas comparer. Le fait que l'auteure soit du Royaume-Uni explique peut-être aussi la structure déconcertante pour moi (moins conviviale, si je puis dire, qu'un livre américain). J'ai bien aimé les interviews même si j'ai trouvé les réponses un peu décalées (peut-être les personnes interrogées étaient-elles méfiantes). Elles donnent en tout cas des exemples concrets et flagrants de white privilege. Je dois avouer que ce livre m'a donné un sentiment de frustration et de pessimisme quant à l'avenir des minorités dans nos sociétés. Et une fois de plus, je me suis rendu compte à quel point j'ignorais la situation des minorités au Royaume-Uni.

Merci à Kalwant Bhopal, à Policy Press et à Netgalley pour cet exemplaire en avant-première.

Une interview de Kalwant Bhopal : http://www.rifuture.org/professor-kalwant-bhopal-on-race-education-in-us-uk/ 

Sa page sur le site de l'université de Birmingham : https://www.birmingham.ac.uk/staff/profiles/education/bhopal-kalwant.aspx

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19 janvier 2018

Mèsi pou sa (Valérie Louri)

Je pars ce soir. Martinique, j'arrive !

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