Sous la grêle osée

17 août 2018

A Deeper Love (Aretha Franklin)

J'ai déjà posté ma chanson préférée de la Reine ici, alors en hommage à Aretha, je choisis mon hymne personnel (désolée pour la traduction littérale), extrait d'une de mes BO préférées.

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10 août 2018

Running Up That Hill (Kate Bush)

Chanson d'aujourd'hui, inspirée par le premier épisode d'une série que je viens de découvrir.

Et le trailer de Pose :

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03 août 2018

Enter Sandman (Metallica)

Bonne nuit les petits version Metallica.

 La version que je préfère :

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02 août 2018

There There (Tommy Orange)

therethere

J'attendais ce livre depuis la lecture de cet article de BuzzFeed. Je me faisais la réflexion que tous les auteurs actuels sont titulaires d'un MFA, ou d'un « white MFA » comme l'appelle Therese Marie Mailhot. La création récente d'un programme de MFA à l'Institute of American Indian Arts m'intéressait. Si j'ai déjà Heart Berries sur mon Kindle (je suis encore en train de me préparer psychologiquement à le lire), c'est le livre de Tommy Orange qui me faisait le plus envie car il parle d'un powwow.

Une semaine après mon arrivée à Denver il y a 21 ans, j'ai assisté au powwow annuel de la ville (ce sera la 45e année de l'événement en 2019). Je n'avais pas d'appareil-photo, alors les seuls souvenirs que je conserve sont les quelques photos que m'avait données une collègue suédoise. J'étais surprise qu'il n'y ait pas plus de collègues intéressés (nous n'étions que quatre), mais tout le monde n'a pas les mêmes goûts. Deux choses m'ont marquée : le visage d'un jeune Navajo à qui ma collège suédoise avait demandé si elle pouvait le prendre en photo (sa parure était superbe) ; il avait accepté, mais avait l'air vraiment triste et gêné (sur le site, j'ai vu qu'il fallait payer pour avoir le droit de prendre des photos et je me suis demandé s'il n'avait pas osé refuser, alors que ma collègue avait été très respectueuse quand elle lui a demandé) ; et le commentaire le lundi d'un collègue canadien qui m'avait dit que ça devait être chiant. Apparemment, il en était convaincu parce que ma réponse n'avait pas semblé l'intéresser. En tout cas, ça reste un souvenir inoubliable. Donc, c'est une des raisons pour lesquelles j'avais hâte de lire ce roman qui présente une vision des Indiens des villes et non cantonnés dans des réserves. Et je n'ai pas été déçue.

Dans le prologue, Tommy Orange retrace l'histoire des Indiens en Amérique et de la colonisation. Il nous donne quelques faits, qui sont déjà connus de qui a les yeux ouverts. Il nous assène quelques vérités : j'ai adoré les quatre mots sur Kevin Kostner. Il nous explique comment les Indiens ont quitté les réserves pour s'installer en ville : We were not Urban Indians then. This was part of the Indian Relocation Act, which was part of the Indian Termination Policy, which was and is exactly what it sounds like. Make them look and act like us. Become us. And so disappear. Rien que le prologue vaut la peine.

There There est un roman choral qui nous offre le point de vue de douze Indiens qui préparent le powwow d'Oakland, en tant qu'organisateurs ou participants. (Oakland est une ville de Californie de plus de 400 000 habitants et compte 16 % d'Indiens. C'est également là où est né Tommy Orange.) Parmi ces douze personnages, il y en avait certains qui m'ont intéressée plus que d'autres : leur vie, leur motivation pour participer au powwow. Il y a ce jeune garçon très touchant qui vit avec une grand-tante depuis la mort de sa mère, qui ne connaît rien de son héritage et qui apprend par lui-même les danses indiennes. Il y a la grand-mère alcoolique de ce jeune garçon qui tente pour la énième fois de rester sobre, qui est ironiquement conseillère pour alcooliques et toxicomanes et qui tente de remettre sa vie en ordre. Évidemment, les personnages qui m'ont le moins plu sont ceux par qui la tragédie arrive. Évidemment, Tommy ne va pas nous présenter que des Indiens à la recherche de leurs racines ou tentant de se réapproprier leur histoire, mais j'ai eu du mal à m'intéresser à eux.

Dans l'interlude, Tommy Orange évoque les powwows et leur origine, les différents noms des Indiens ou Amérindiens ou Indiens américains ou NDN (mon préféré), les noms de famille des Indiens, les reproches adressés aux Indiens (mauvais perdants, passez à autre chose, c'est le passé, arrêtez de rejeter la faute sur d'autres).

Et je n'en dis pas plus.

Inutile de vous dire que ce roman m'a vraiment touchée. Bien sûr, il a des défauts, c'est un premier roman. Et la tragédie que l'on pressent dès le début n'était pas forcément utile. Même si elle permet à Tommy Orange d'évoquer par exemple un thème qui fait l'actualité ces jours-ci aux États-Unis : le contrôle des armes et les pistolets imprimés en 3D.

Roman à lire absolument.

Quelques liens :

Un autre article/reportage sur Tommy Orange :

https://www.npr.org/2018/06/08/617604580/native-american-author-tommy-orange-feels-a-burden-to-set-the-record-straight

Denver March Powwow :

http://www.denvermarchpowwow.org/

Grand Entry 2018 :

https://www.youtube.com/watch?v=qDUYxEWo6oI

Discussion entre Kamau Bell et Adam Beach dans United Shades of America (CNN). Et cette phrase : « They like us in the 1800s. »

https://www.youtube.com/watch?v=rBrFBxaFz-o

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30 juillet 2018

The Perfume Burned His Eyes (Michael Imperioli)

perfume

Dans la liste des livres retenus pour le Prix du Roman fnac 2018, j'aperçois un titre d'un Michael Imperioli. Serait-ce LE Michael Imperioli ? Pas celui de The Sopranos (dont je n'ai vu aucun épisode et n'en ai aucune intention), mais celui des films de Spike Lee (même s'il joue une tête de nœuds (désolée, mais c'est tout à fait ça) dans Jungle Fever) et dans Law & Order (quand il remplaçait Jesse L. Martin pendant quatre épisodes), un acteur que j'apprécie quoi. Difficile de reconnaître le titre original derrière le titre français Wild Side (l'éditeur a dû supposer que les Français ne connaissaient qu'une seule chanson de Lou Reed).

Matthew et sa mère quittent le Queens et s'installent à Manhattan dans un immeuble avec portier. Le jour de la visite de l'appartement, il croise un de ses futurs voisins : Lou ____. Quand je dis « croise », Lou ne voit même pas Matthew et sa mère, et ils doivent s'écarter de son chemin.

Matthew va dans une école privée qui applique une stratégie éducative de pointe qui selon lui n'est que de la connerie (il faut bien justifier les frais d'inscription certainement exorbitants). Les élèves sont séparés en deux groupes : les riches/populaires dont les parents peuvent payer les frais d'inscription et les nuls/sucks toujours boursiers. Matthew est assimilé à ce dernier groupe car il n'exhibe aucun signe extérieur de richesse. Il tombe amoureux d'une mystérieuse élève Veronica, boursière évidemment, sorcière à ses heures et prostituée à ses heures (soi-disant pour le livre qu'elle écrira un jour). Matthew est livreur pour un restaurant et c'est ainsi que Lou ____ entre dans sa vie. Matthew est sous le charme de Lou et de Veronica, et dominé par ces fortes personnalités, se laisse embarquer dans des délires et des situations plus ou moins...

Au début, j'ai trouvé le livre charmant et touchant. Ma sœur (qui est la vraie fan de Michael Imperioli) m'avertit qu'il ne le restera pas. Et en effet, les situations deviennent franchement glauques. Et la fin (annoncée par la première page) est semblable à celle que l'on trouve dans de nombreux romans coming-of-age. C'est ce côté un peu cliché qui peut être décevant, de même que les pervers qui parsèment le livre. Mais le style de l'auteur compense pour moi ce manque d'originalité. Et le personnage de Lou Reed est juste ce qu'il faut diva, infantile, distrait et « romantique ».

J'ai aimé les références littéraires du livre (même s'il y a un titre que je n'ai pas trouvé/reconnu). Comme je l'ai écrit plus haut l'histoire est un peu convenue avec l'adolescent qui fait tout pour la fille (qui a son âge, mais a déjà bien vécu) qu'il aime. Mais c'est aussi en quelque sorte une image de New York et de la jeunesse américaine des années 70.

Titre français : Wild Side. Traduction : Héloïse Esquié


29 juillet 2018

Mr. & Mrs. American Pie (Juliet McDaniel)

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Novembre 1969 : Maxine est l'épouse parfaite de Douglas, cadre d'une compagnie aérienne, qui passe son temps à comploter pour faire avancer la carrière de son mari et à subir les remarques et les vacheries des autres mondaines qui fréquentent le country club à Palm Springs. Quelques secondes avant le repas de Thanksgiving qu'elle prépare depuis des mois malgré les réticences de son mari, celui-ci lui apprend qu'il la quitte pour sa secrétaire, une gamine enceinte de lui. Il lui demande pourtant d'accueillir ses invités comme si de rien n'était. Évidemment, Maxine pète les plombs, surtout quand elle se rend compte que ses « amies » du country club sont toutes au courant. (Comme je m'y attendais, cette scène manque totalement d'originalité et j'ai failli arrêter le livre.) Maxine pense pouvoir négocier les termes du divorce sans avocat et se rend chez celui de son mari pour apprendre que la notion de torts exclusifs n'existe plus en Californie grâce à une loi de ce cher gouverneur Ronald Reagan. Elle qui a abandonné ses études pour épouser Douglas n'a à son actif que son titre de Miss San Bernardo. Son mari lui laisse un appartement à Scottsdale en Arizona, une voiture (elle part avec la Jaguar) et 250 000 dollars : elle en voulait 10 fois plus, mais avec la loi Reagan, l'avocat ne lui proposait aucune pension. Elle a également l'interdiction de remettre les pieds à Palm Springs (où elle n'est après tout qu'une étrangère malgré ses 17 ans de mariage) pendant trois ans pour que le scandale retombe. Maxine s'exile donc en Arizona. Pour retrouver celle qu'elle était avant son mariage, elle décide de se présenter à l'élection de Mrs. American Pie, qui récompense la meilleure famille du pays, et accessoirement la meilleure femme d'intérieur. Le seul problème : elle doit trouver un mari et des enfants.

Là encore, c'est la couverture qui a attiré mon attention. Le titre aussi, il faut le dire. Il me fallait une lecture plus légère après les nouvelles de Gaito Gazdanov. J'ai eu peur un moment que ce soit trop guimauve pour moi, mais finalement les facéties de Maxine m'ont fait rire (pas aux éclats toutefois). Même si j'ai trouvé la fin un peu facile et quelques ficelles un peu grosses (situer de manière opportune l'action dans les années 70), la lecture dans l'ensemble m'a paru plaisante. Au milieu de cet humour, il s'agit d'une réflexion plutôt intéressante sur le rôle de la femme.

Merci à Juliet McDaniel, à Inkshares et à NetGalley pour cet exemplaire en avant-première.

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28 juillet 2018

The Beggar and Other Stories (Gaito Gazdanov)

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Un auteur russe, exilé en France et dont je n'avais jamais entendu parler. J'étais évidemment intéressée. Et la couverture est superbe (même si je n'arrive pas à l'afficher). Il s'agit ici du premier recueil en anglais de ses nouvelles. Si plus de la moitié des romans de l'auteur sont disponibles en anglais, les nouvelles ont été largement négligées. En revanche, l'auteur est largement publié en Russie et en France. Le recueil combine des nouvelles plus anciennes écrites dans les années 30, et les plus récentes datant des années 60 (l'auteur est décédé en 1971). Le traducteur avertit le lecteur dès le début du style « kaléidoscopique » des nouvelles, ce qui avait d'ailleurs valu à l'auteur d'être boudé par les émigrés russes. J'ai eu moi-même beaucoup de mal avec ces nouvelles un peu trop « expérimentales ».

Maître Rueil parle d'un agent français de la Sûreté générale qui part à Constantinople, en préambule à une mission en Crimée. Sur le bateau où il embarque à Marseille, il rencontre des personnages insolites. Il n'arrive pas à dormir, se sent malade et alors qu'il délire, plusieurs passagers lui rendent visite dans sa cabine. Vision ou réalité ? On ne sait pas vraiment. Il passe deux jours à Constantinople où il fait des mauvais rêves, angoisse et se méfie de tout. Il part ensuite à Sébastopol, puis à Moscou où il doit rencontrer un jeune homme. Involontairement, il s'acquitte de sa mission.

C'est cette nouvelle qui m'a donné le plus de mal. Ces crises d'angoisse et ces délires que l'on ne comprend pas bien me donnent toujours l'impression de manquer quelque chose ou que l'auteur choisit la solution de facilité.

Dans Happiness, André vit avec son père. La mère d'André, toute jeune et chétive, n'a pas survécu à l'accouchement. Son père se remarie quand André a 14 ans. André a du mal à accepter sa belle-mère. Il hésite pourtant à dire à son père que sa nouvelle épouse le trompe. Celui-ci ne le croit d'ailleurs pas car il veut voir le bien dans tout. Le père tombe gravement malade, devient aveugle et sa perception change. Il évite alors son fils car il ne peut plus contrer les arguments pessimistes de celui-ci.

Cette nouvelle m'a plu même si je n'ai pas trop compris où l'auteur voulait en venir.

Deliverance : Alexei Semyonov est ingénieur, très riche et souffre tout le temps. Il se force tous les jours à faire une promenade car le docteur le lui a recommandé. Il n'est pas malade mais ses organes ne fonctionnent pas de manière suffisante. Il entretient un ancien camarade, devenu alcoolique, et sa femme. Il se prend d'affectation pour Anatoly, le fils de ce couple, qui devient son secrétaire à la fin de ses études. Quand Anatoly reçoit une invitation pour se rendre pendant trois semaines en Angleterre, il se trouve un remplaçant qu'il paie lui-même.

Encore des personnages un peu spéciaux dans cette nouvelle qui est en fait l'une de mes deux nouvelles préférées du recueil. Même si leur conception de la vie n'est pas franchement la mienne.

The Mistake : Lassée de son mari et de son infaillibilité, une femme mariée a une liaison avec un jeune homme. Un jour, celui-ci ne vient pas à leur rendez-vous.

J'ai trouvé que c'était la nouvelle la plus « légère » du recueil, en tout cas la plus abordable selon moi.

The Beggar : Un homme d'affaires très riche disparaît un jour, abandonnant ses responsabilités et cette vie qu'il n'a pas choisie et qui l'étouffe.

Autre nouvelle que j'ai beaucoup aimée, en particulier pour la description de Paris et les commentaires sur le Boléro de Ravel (même si je ne suis pas toujours d'accord). (J'ai trouvé bizarre que le traducteur n'ait pas gardé Champs-Élysées en anglais. Mais il se trouve qu'en russe, ce nom est traduit : Елисейские Поля. Une recherche sur Champs-Élysées dans Wikipedia en russe renvoie à la chanson de Joe Dassin.)

Ivanov's Letters : Nikolai Franzevich se comporte comme s'il vivait toujours dans la Russie impériale, même s'il a des occupations et des préoccupations de son temps. Il habite un bel appartement rive droite où il reçoit parfois quelques amis pour un repas fin. Au cours d'une de ces soirées, il leur raconte sa vie passée à Saint-Pétersbourg. Ses histoires même si elles semblent véridiques sèment le doute dans l'esprit d'un de ses amis qui en discute avec le narrateur. Quelques années plus tard, après une absence de plusieurs années de Paris, le narrateur apprend la mort de Nikolai. Quelques jours après l'enterrement, la servante italienne de Nikolai appelle le narrateur pour qu'il fasse le tri dans les papiers du défunt.

Encore une nouvelle avec un personnage central un peu décalé qui m'a fait penser à Gatsby. Et c'est la deuxième que j'ai préférée.

Hormis quelques passages et réactions qui m'ont semblé obscurs et difficiles, j'ai dans l'ensemble apprécié ce recueil. Je lirai peut-être l'un des romans de l'auteur.

P.S. J'ai quand même été un peu déçue par les fautes de français des personnages dont c'est la langue.

Traduction : Bryan Karetnyk

Merci à Pushkin Press et à NetGalley pour cet exemplaire en avant-première.

https://www.pushkinpress.com/product/the-beggar-and-other-stories/

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27 juillet 2018

Smile (Lily Allen)

Parce qu'elle est sortie en 2008 et parce que j'ai envie de sourire (pas pour les mêmes raisons que la chanteuse)...

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20 juillet 2018

American Pie (Don McLean)

Inspirée par le livre que je suis en train de lire (un peu facile, je sais), cette chanson me laisse toujours une drôle d'impression. J'avais acheté la BO de Born on the 4th July pour elle. Ou était-ce pour Venus de Frankie Avalon ?

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16 juillet 2018

Ill Will (Dan Chaon)

illwill

« I’ll do different genres, but they’ll probably all have twins in them. » Dan Chaon plaisantait. Mais j'avais peut-être choisi ce livre parce qu'il y était question de jumeaux/jumelles (je ne sais pas trop). En tout cas, ce n'est pas pour sa couverture ni pour son titre que j'avais décidé d'emprunter ce livre. J'ai vu aussi qu'il faisait partie des romans de la rentrée littéraire 2018 et qu'il s'agissait d'un thriller psychologique. Dès le début, j'ai pensé à 13 1/2 qui ne m'avait pas enthousiasmée des masses. J'ai continué quand même et la première partie m'a intriguée, même si certains paragraphes n'étaient que des divagations selon moi. Dans la deuxième partie, c'est un adolescent/jeune adulte qui se drogue : avec un ami, avec la mère de cet ami. Là, j'ai commencé à tiquer. J'ai pensé que c'était une histoire de blancs de banlieue (dans le sens américain) et que ça n'aurait pas grand intérêt pour moi. On parle beaucoup de l'épidémie d'opioïdes en ce moment et je ne veux pas paraître insensible à cette crise en disant que c'est un problème de blancs, mais c'est vrai que c'est devenu une cause nationale aux États-Unis quand on s'est aperçu que les minorités n'étaient pas les seules concernées par les problèmes de drogue. Une de mes amies (noire) travaille dans ce domaine et m'a expliqué les causes de cette crise. Et une de ses (anciennes) patientes (blanche elle) a pris le temps de m'expliquer comment elle était devenue toxicomane et les mécanismes de l'addiction. J'ai vu que ce n'était pas aussi simple que Fallait pas commencer (même si c'est un choix de la part du toxicomane). Alors, j'ai trouvé déplacé le ton désinvolte du protagoniste à propos de la drogue. Deux phrases (dans le même très court chapitre) m'ont convaincue d'abandonner :

« Sounds really white. »

« (...) and our eyes met then in a way they used to when we were kids—when we were almost twins, "Irish twins,"my dad called us, and we pretended we could read each other's minds. »

Un concentré de lieux communs dans deux phrases. Bon, j'ai lu trois autres pages après (page 80 sur 458), mais ça ne m'a pas fait changer d'avis. Trois pages de plus de divagations. Pas pour moi.

En français : Une douce lueur de malveillance (traduction : Hélène Fournier)

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