Sous la grêle osée

01 mai 2015

Martinique

Je délaisse ce blog depuis un moment. Je n'ai plus vraiment la tête à ça. Ma sœur et moi partons cette nuit en Martinique. Notre mère doit être opérée lundi. Nous avons été averties hier. Heureusement qu'il y a un avion le samedi. Opération de routine pour le chirurgien, mais impressionnante et angoissante pour nous. Ma mère n'a pas l'air inquiète. C'est déjà ça.

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29 avril 2015

Shakespeare Saved My Life (Laura Bates)

shakespeare

Je connais très peu l'œuvre de Shakespeare. J'ai lu Hamlet (en anglais) et je n'ai rien compris. J'ai vu le Macbeth d'Orson Welles (et le langage était assez ardu). (Oserais-je dire que j'avais oublié qu'Orson Welles lui-même jouait Macbeth ? Je pensais que c'était Roddy McDowall. Ma sœur m'a regardée bizarrement quand je lui ai dit cette énormité.)

Dans le cadre du Big Library Read (du 17 au 31 mars), le livre Shakespeare Saved my Life était proposé au téléchargement. L'histoire m'a paru intéressante : une professeure à Indiana State University demande l'autorisation d'enseigner Shakespeare dans le quartier d'isolement cellulaire d'une prison de l'Indiana. Elle y rencontre Larry Watson, emprisonné à perpétuité depuis ses 17 ans, qui se révèle brillant élève. J'ai téléchargé le livre sur mon Kindle.

Ce que j'ai préféré dans le livre : les résumés des différentes pièces par Larry. Ils sont drôles, bien pensés, et donneraient presque envie de lire Shakespeare. Ce qui m'a dégoûtée : l'attitude de certains gardes et directeurs de prison jaloux de la notoriété de Larry Watson (tu comprends, on a fait un documentaire sur lui), qui lui retirent le droit d'assister aux cours. Heureusement, grâce à ce "contact" avec Shakespeare, Larry a changé et ne se laisse plus démoraliser par cet environnement négatif. Comme il le dit, Shakespeare lui a sauvé la vie.

http://www.lauraraidonisbates.com/

Extraits :

Dans un univers insipide et incolore, un cardigan de Noël fait sensation auprès des prisonniers :

I disregarded my own rule only once, opting to wear a bright and colorful Christmas cardigan during the holiday season that was adorned with different appliquéd characters. When I entered the classroom, I was immediately surrounded by the group of prisoners, as excited as a bunch of children on Christmas morning. “Look,” said one of them, pointing to my left sleeve. “Here’s a snowman.” “Here’s a Christmas tree,” said one on my right. “And here’s Santa!” said a voice behind my back. I had to take the cardigan off and return to my usual prison uniform of basic black turtleneck and jeans before I could get the group to focus on Shakespeare.

Shakespeare est contagieux :

Newton’s enthusiasm for Shakespeare was becoming contagious throughout the prison population. “You can catch Shakespeare like a bad bug,” one prisoner told me, “and you just can’t shake it.” We received permission from the prison administration to begin circulating a weekly Shakespeare Newsletter, introducing more than two thousand maximum- security prisoners to the plays of Shakespeare.

Extrait de l'introduction de The Prisoner's Guide to the Complete Works of Shakespeare par Larry Watson :

What I can tell you is that ANY serious reader of Shakespeare is going to experience an evolution! It is an absolute magic, and the magic has little to do with what Shakespeare has to say. You can memorize every cool quote and be as clueless as you were before reading. So it is not Shakespeare’s offering that invokes this evolution. The secret, the magic, is YOU! Shakespeare has created an environment that allows for genuine development. The Shakespearean efforts are not to replace your pre-existing ideas with the ideas of some facilitator. The efforts are not to see you become the cookie-cutter copy of what some other person thinks you “should” be. Shakespeare is simply an environment that allows us to evolve without the influence of everyone else telling us what we should evolve into. Shakespeare offers a freedom from those prisons! Your mind will begin shaking the residue of other people’s ideas and begin developing understandings that are genuinely yours! That is the goal of these Shakespearean efforts. You have nothing to lose but the parts of you that do not belong anyhow.

 

Just as Larry Newton, one of the most notorious inmates at Indiana Federal Prison, was trying to break out of jail, Dr. Laura Bates was trying to break in. She had created the world’s first Shakespeare class in supermax – the solitary confinement unit.

Many people told Laura that maximum-security prisoners are “beyond rehabilitation." But Laura wanted to find out for herself. She started with the prison's most notorious inmate: Larry Newton. When he was 17 years old, Larry was indicted for murder and sentenced to life with no possibility of parole. When he met Laura, he had been in isolation for 10 years.

Larry had never heard of Shakespeare. But in the characters he read, he recognized himself. 

In this profound illustration of the enduring lessons of Shakespeare through the ten-year relationship of Bates and Newton, an amazing testament to the power of literature emerges. But it's not just the prisoners who are transformed. It is a starkly engaging tale, one that will be embraced by anyone who has ever been changed by a book.

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17 avril 2015

The Way It Is (Bruce Hornsby and the Range)

Chaque fois que nous mettons le canal 80's de la chaîne Music Choice sur le câble, nous entendons cette chanson, souvenir de notre premier séjour aux Etats-Unis (ma sœur avait d'ailleurs acheté l'album). Cette chanson reste malheureusement d'actualité.

Tupac a samplé cette chanson dans Changes.

P.S. J'aimerais qu'MC m'explique le pourquoi de ces pubs pour AARP et le glucosamine sur la chaîne 80's. Insinuent-ils quelque chose ?

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16 avril 2015

The Girl with the Dragon Tattoo (Stieg Larsson)

dragon

Ca m'a pris du temps pour lire enfin ce roman, mais il me fallait une trilogie pour le challenge Popsugar. J'ai donc choisi Millennium. Si c'est comme les feuilletons suédois, norvégiens et danois (et finlandais, puisque c'est nordique aussi après tout), ça devrait me plaire. Même si la brutalité qui ressort de ces feuilletons me fait appréhender un voyage futur éventuel dans ces pays. (Je dois dire que je n'ai rien vu d'aussi brutal que l'épisode 2.4 de Luther.)

Côté brutalité, rien à envier à Luther. Mais au moins, je n'avais pas les images. Côté intrigue et suspense, c'était fabuleux. Rien à dire. Je ne pouvais plus lâcher le livre. (J'espère que les deux autres sont aussi bons.) Côté personnages : Ah ! Là, c'est autre chose.

Mikael Blomkvist, journaliste d'investigation, n'est finalement pas exceptionnel. Et il commet la bêtise d'aller voir celui qu'il soupçonne d'être le meurtrier seul et sans prévenir personne (c'est le détail qui m'agace dans les feuilletons nordiques et qui m'a agacée ici). On le surnomme Kalle Blomkvist d'après un personnage d'Astrid Lindgren (je n'ai pas lu cette série). Il est aidé par Lisbeth Salander dont certains aspects seraient inspirés par un autre personnage d'Astrid Lindgren, Pippi Långstrump (Fifi Brindacier). Je ne vois pas du tout. Je n'aime pas trop ce genre de personnage, non conventionnel, mais qui se laisse porter, brusquement devient déterminé et fait un peu l'enfant gâté. C'est sûr que sa vie n'est pas facile, mais c'est un peu trop téléphoné. Bon, il me reste deux romans pour mieux la comprendre.

Même si de prime abord, une enquête dans le milieu n'a rien de tentant, l'histoire évolue vite vers des magouilles et guerres de famille. Les disputes chez moi, c'est de la gnognotte à côté. Il est vrai que j'admire les familles où les cousins et les enfants des cousins sont proches (ce n'est pas le cas chez nous. Heureusement qu'il y a Facebook.), mais le cas de la famille Vanger est extrême.

Je ne résume pas l'histoire. Depuis le temps que le roman est sorti, elle doit être connue. Mais je l'ai trouvé génial.

Mikael Blomkvist, a once-respected financial journalist, watches his professional life rapidly crumble around him. Prospects appear bleak until an unexpected (and unsettling) offer to resurrect his name is extended by an old-school titan of Swedish industry. The catch—and there's always a catch—is that Blomkvist must first spend a year researching a mysterious disappearance that has remained unsolved for nearly four decades. With few other options, he accepts and enlists the help of investigator Lisbeth Salander, a misunderstood genius with a cache of authority issues. Little is as it seems in Larsson's novel, but there is at least one constant: you really don't want to mess with the girl with the dragon tattoo.

Extrait

"The Stock Exchange is something very different. There is no economy and no production of goods and services. There are only fantasies in which people from one hour to the next decide that this or that company is worth so many billions, more or less. It doesn’t have a thing to do with reality or with the Swedish economy.”

Traduction : Reg Keeland

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15 avril 2015

On rappelle les épinards

C'est bien la peine d'acheter du bio sans OGM. Et si je n'étais pas encore motivée pour me décider à me (re)mettre à la cuisine...

Je vous explique.

Le 23 mars, je vois sur Internet que la FDA rappelle (en anglais recall) certains plats de la marque Amy's Kitchen. Il se trouve que ma sœur et moi aimons beaucoup les produits de cette marque et quand nous avons beaucoup de travail, nous n'hésitons pas à mettre une barquette au micro-ondes. C'est mieux que de manger des sandwichs ou d'aller au fast-food. Il se trouve que le mercredi 18, nous étions allées faire quelques réserves en prévision d'une fin de semaine très studieuse. Nous avions acheté entre autres les lasagnes tofu-légumes et le tofu scramble (qui est un plat pour petit-déjeuner en fait) que l'on ne trouve pas partout malheureusement. Nous avons mangé le tofu scramble dès le midi.

tofu scramble   lasagna

Le 23, je lis donc l'annonce de la FDA. Des épinards bio auraient été contaminés par la Listeria. L'un des fournisseurs d'Amy's a prévenu de la présence éventuelle de la bactérie dans les épinards qu'il a livrés. Je vérifie aussitôt sur le site pour savoir quels produits sont concernés. Evidemment, les lasagnes et le scramble contiennent des épinards, et nous venions de manger les lasagnes. Je vérifie les codes des boîtes concernées et ouf, pas de problème pour les lasagnes. En revanche, pour le scramble, nous n'avions plus l'emballage. Et oui, jeudi, c'est le jour de la poubelle recyclage (toutes les deux semaines) et les boîtes étaient donc parties. Ils ne pouvaient pas publier leur annonce plus tôt. On se dit que ça fait déjà six jours, ça doit aller. Evidemment, le site de la clinique Mayo nous indique que les symptômes peuvent se déclarer après deux mois. Ben, on attend. Mais le moindre petit mal de tête devient inquiétant.

Jeudi 26, j'allume le mobile qui reste au fond de mon sac la plupart du temps et je m'aperçois qu'il y a un message. Le supermarché où nous avions acheté les surgelés me prévient que j'ai peut-être acheté des produits contaminés et de les rapporter au magasin. Euh ! Si on les a déjà mangés, on fait quoi ?

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14 avril 2015

The Republic of Imagination (Azar Nafisi)

Imagination

J'avais aimé Reading Lolita in Tehran de cette auteure il y a déjà huit ans. Ce nouveau titre m'intéressait. Mais je me méfiais et j'ai vérifié avant de l'emprunter à la bibliothèque : non, elle ne parle pas de Nabokov. Ouf ! Mais elle consacre un chapitre à Mark Twain (The Adventures of Huckleberry Finn), à Sinclair Lewis (Babbit), à Carson McCullers (The Heart Is a Lonely Hunter), et l'épilogue à James Baldwin. Ce sont les deux chapitres du milieu qui m'ont le plus intéressée. Je dois dire que j'ai eu une période Sinclair Lewis et une période Carson McCullers. Ceci explique cela.

Comme dans Reading Lolita in Tehran, Azar Nafisi mêle histoires personnelles et analyse littéraire. Même si elle écrit qu'il ne s'agit pas d'analyses au vrai sens du terme, pour moi, ça y ressemble beaucoup. Donc, pour le premier chapitre, c'était un peu difficile car je n'ai pas lu The Adventures of Huckleberry Finn. Heureusement qu'il y avait le côté histoire personnelle (Azar Nafisi évoque une de ses amies d'enfance qu'elle a retrouvée aux Etats-Unis) même si je n'ai pas trop vu le rapport avec Mark Twain, car j'aurais abandonné. Le second chapitre m'a donné envie de relire Babbit (ça tombe bien car je l'ai lu il y a longtemps, en français, dans une traduction douteuse). J'ignorais qu'il y avait eu un tel tollé lorsque Sinclair Lewis a reçu le prix Nobel de littérature (le premier Américain à recevoir cette récompense). Apparemment, il donnait une fausse image de l'Amérique et des Américains. Pourtant... Même si le personnage n'est pas sympathique, je me souviens qu'il était très réaliste (et qu'il y a encore beaucoup d'Américains comme lui ?). Dans le chapitre concernant Carson McCullers, elle parle d'une Sudiste et d'un activiste qu'elle a rencontrés à l'université. Là encore, je n'ai pas trop vu le rapport (hormis que McCullers et l'étudiante viennent du Sud). L'épilogue sur James Baldwin m'a donné envie de découvrir cet auteur.

J'ai nettement préféré Reading Lolita in Tehran à ce livre. Et j'ai trouvé dommage qu'Azar Nafisi n'ait pas ajouté une bibliographie. Elle cite tellement de livres qu'il est impossible de tous les noter. J'ai allongé ma LAL de quelques auteurs, mais il est évident que j'en ai manqué beaucoup.

http://azarnafisi.com/book/the-republic-of-imagination/

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13 avril 2015

It's almost there...

tax-tips-2014

Ça y est ! Les déclarations d'impôts sont postées. Comme chaque année, nous nous sommes dit : Qu'est-ce que ça a de compliqué ? Mais il faut dire que contrairement à chaque année, nous avons fait fort. Nous avions commencé à remplir les déclarations dès février. Mais le travail... Les formations... Les problèmes... Nous avons donc terminé dimanche et posté le tout lundi. Soit deux jours avant la date limite.

Quand je dis que ça n'a rien de compliqué, il faut quand même remplir sept formulaires pour le niveau fédéral et un pour le Colorado. D'habitude, c'est six pour le fédéral, mais cette année, nous avons une nouveauté, le formulaire 8962, Premium Tax Credit (PTC).

Le formulaire de base, c'est le 1040. Quand tu as fini de le remplir, tu sais ce que tu dois à l'État ou ce qu'il te doit. Il existe évidemment des variantes :

  • Le 1040 qui est le plus complexe.
  • Le 1040EZ, réservé à ceux qui font une déclaration simple de salaires, de revenus (inférieurs à 100 000 $) sans ajustement, n'ont aucune personne à charge et dont les intérêts imposables ne dépassent pas 1 500 $. Quand j'étais salariée, je n'avais que ça à remplir. Et c'était déjà...
  • Le 1040A si tes revenus sont divers et variés (salaires, dividendes, retraites, annuités...).

Il existe aussi un 1040NR pour les étrangers non résidents.

Je suis indépendante, je dois donc remplir le 1040 qui fait deux pages. Mais avant d'arriver à ce formulaire, je dois m'amuser avec les formulaires 8829 (utilisation du domicile comme lieu de travail), et les petits copains du 1040, les annexes B (pour déclarer les intérêts de mon compte d'épargne), C (pour les profits ou pertes de mon activité, déduire les frais professionnels, comme ces fameux repas d'affaires) et SE (impôts sur le travail indépendant qui sont en quelque sorte notre cotisation retraite). Je n'utilise pas l'annexe A qui sert aux déductions sur pièces. Je n'ai pas assez de dépenses pour cela.

Et cette année, j'ai eu également le formulaire 8962 dans le cadre d'Obamacare. C'est le formulaire qui permet de récupérer une partie des primes d'assurance versées cette année dans le cadre de la nouvelle loi. Je n'ai pas choisi le paiement anticipé (qui permet de payer des primes moins élevées) puisque mon revenu varie d'année en année et que je ne voulais pas avoir à rembourser le trop-payé. Je ne sais pas si j'ai bien rempli le formulaire (moi et les calculs de pourcentage et avec pourcentage, ça fait deux ou trois). Ce n'est pas très grave puisque l'État me doit de l'argent. Je n'aurais donc pas de pénalités de retard et les braves employés de l'IRS corrigent eux-mêmes les erreurs (c'est sympa, non ?).

8962page1 rempli

8962page2

J'imprime donc tous mes formulaires depuis le site de l'IRS, je les remplis au crayon noir, je recopie sur les pdf sur mon ordinateur et j'imprime le tout pour envoyer. La procédure est beaucoup plus simple pour le Colorado puisque je fais ma déclaration en ligne et certains champs sont remplis automatiquement.

Je n'ai plus qu'à attendre mes chèques. Enfin non, le montant sera directement versé sur mon compte.

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27 mars 2015

Jimmy Lee (Aretha Franklin)

La reine de la soul a eu 73 ans cette semaine. Pour fêter ça, une de mes chansons préférées. Elle est extraite de l'album Aretha sorti peu de temps avant mon premier séjour aux Etats-Unis. J'avais acheté la cassette (je n'avais qu'un Walkman), alors j'alternais entre Look to the Rainbow et Jimmy Lee. Mais l'album entier n'était pas mal.

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26 mars 2015

Cabanon, bien sûr !

Cette mésaventure est arrivée à ma sœur, mais elle m'a autorisée à la raconter.

Récemment, elle reçoit un message laconique d'un graphiste (qui travaille chez un client et lui envoie parfois des textes à traduire) : Voir ci-dessous (c'était en anglais, je traduis pour ceux qui ne saisissent pas toutes les nuances de la langue de Dan Brown).

Hi société XXX - My dog and I are fans of your products. I just wanted to make you aware of something I noticed on your new antlers- on your package "naturally shed antlers" is translated into French as "cabanon naturellement antlers" which is not actually the translation and makes no sense - cabanon means shed, but it is a shed as in a small house/hut, not shed as in fallen off. Bois tombé naturellement would make more sense. Just wanted to make sure you knew for future antlers! Thanks!

En gros, un client ou une cliente leur dit que son chien et lui/elle adorent les produits pour chiens de la société, mais qu'il/elle a remarqué une erreur dans la traduction en français. Naturally shed antlers a été traduit par Cabanon naturellement antlers sur l'emballage. Et il/elle propose sa traduction : Bois tombé naturellement. Bon, il lui suffisait de regarder sur le paquet où ma sœur avait TRADUIT Naturally shed wild elk antlers par Bois de wapiti sauvage tombé naturellement. Il/Elle explique également que shed signifie bien aussi cabanon, mais que ça ne veut rien dire dans ce contexte.

Vous trouvez que ça sent la traduction Google Translate ?

Ma sœur répond au graphiste : Je n'ai jamais envoyé cette traduction. Il est évident qu'il s'agit d'une traduction automatique. Et elle lui redonne la date de son courriel avec la traduction. J'adore la réponse : Oops.

Elle reçoit des textes à traduire de plusieurs personnes dans cette société (certains ne se présentent même pas d'ailleurs) et certains ont la fâcheuse habitude de passer le texte dans Google pour vérifier la place que la traduction en français prendra. Un des dessinateurs, qui parle un peu français, essaie parfois de traduire, mais il demande toujours à ma sœur de vérifier. Et il a bien dit aux autres de ne jamais faire ça. Mais non, ils passent les trucs dans Google et, comme ils ne parlent pas français, ne s'aperçoivent pas qu'ils ont oublié de les donner à traduire. Et on se retrouve avec des cabanons et on anathémise la traductrice. Bon, le graphiste n'était pas fâché puisqu'il a écrit à ma sœur d'augmenter ses tarifs car elle faisait du super boulot.

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25 mars 2015

Le fantôme de la rue Royale (Jean-François Parot)

Royale

Je ne sais pas pourquoi j'ai attendu autant de temps pour lire les autres romans de la série des Nicolas Le Floch. Peut-être que certains épisodes de la série télé m'avaient un peu déçue. Pourtant les deux premiers romans m'avaient plu.

Alors, j'avais vu l'épisode qui porte le même nom que le troisième roman de la série. Evidemment, il était difficile de rendre tous les événements du roman à l'écran et l'histoire avait été modifiée. Des détails me sont revenus à la lecture, mais ça ne m'a pas gênée. Finalement, le roman est meilleur que le feuilleton.

Je ne pouvais plus le lâcher. J'avais oublié à quel point Jean-François Parot excellait dans la description du Paris et de la France de l'époque. Les phénomènes occultes qui ont lieu tout au long du roman en revanche ne m'ont pas convaincue. J'ai beaucoup aimé les recettes qu'il donne, même si je n'essaierai pas de les reproduire. Et si quelqu'un sait ce que sont les langues de Vierzon dont il parle... Je n'ai pas trouvé.

Dans l’office, il lui découvrit ses trésors : un chapon au gros sel, des langues de Vierzon, un flacon de bourgogne. Du pain et des croquets complétaient ce festin (...).

Roman très réussi, comme le suivant d'ailleurs, L'affaire Nicolas Le Floch, tout aussi palpitant (mais dont je ne parlerai pas).

le floch

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