Sous la grêle osée

26 août 2016

Cowboys and Angels (George Michael)

Ces jours-ci, je fais une fixation sur George Michael et je réécoute ses tubes. Pas ceux de Wham!, ceux de George. Et quand George chante I know you think that you're safe, Mister...

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22 août 2016

The Heavenly Table (Donald Ray Pollock)

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DRP est dans ma LAL depuis la lecture de cet article sur le Rural Noir. Mais vous savez comment c'est. La liste s'allonge et on trouve d'autres titres qu'on n'a même pas le temps d'ajouter à sa liste. Et on l'abandonne cette liste. Ma bibliothèque annonçant la sortie du dernier roman de Pollock pour juillet, je l'ai réservé tout de suite. J'allais découvrir cet auteur cette année.

L'action de The Heavenly Table se déroule en 1917. Les chapitres, très courts, alternent entre les Jewett de Géorgie et les Fiddler d'Ohio. Après la mort de leur père, les frères Jewett décident d'échapper à leur condition en cambriolant des banques. Ils ont débuté dans la vie avec un handicap : leurs prénoms. L'aîné s'appelle Cane et c'est le plus intelligent. Sa mère a eu le temps de lui enseigner la lecture avant de mourir. Elle lui a fait promettre de s'occuper de ses deux frères : Cob (le plus lent des trois) et Chimney (le plus mauvais des trois). Cane relit sans cesse à ses frères The Life and Times of Bloody Bill Bucket, roman bon marché qu'ils ont trouvé un jour par hasard. Ils décident de s'inspirer des aventures de Bloody Bill pour sortir de la misère (crasse) dans laquelle ils vivent auprès d'un père violent et complètement dingue. Après plusieurs tentatives, ils parviennent enfin à voler une grosse somme et décident de filer au Canada (tout ce qu'ils savent, c'est qu'ils doivent se diriger vers le Nord). Leur tête est mise à prix pour un montant très conséquent (car la liste des crimes des frères ne cesse de s'allonger au gré des faits plus ou moins fantaisistes dont on les accuse) et la récompense est convoitée par beaucoup en ces temps difficiles. De leur côté, les Fiddler, un couple âgé, ont des problèmes avec leur fils unique qui, suivant la tradition familiale, est déjà alcoolique. Les Fiddler n'ont plus d'argent et doivent travailler dur pour subsister.

Voilà. Vous avez les personnages principaux. Car il y en a beaucoup d'autres. Certains font l'objet d'un chapitre et on ne les revoit plus. D'autres sont plus importants pour l'histoire et on les retrouve au fil du récit. D'autres sont là, parce que Pollock a envie qu'ils soient là. J'ai bien aimé cette liberté qu'il prend de consacrer beaucoup de texte à des personnes moins que secondaires. Ca lui permet de filer des coups de latte en douce à certains aspects de la Middle America. Si Pollock n'était pas lui-même de l'Ohio, on pourrait croire qu'il cède à la facilité en situant son histoire dans le flyover country. Mais ici, on va supposer qu'il parle de ce qu'il connaît ! L'analphabétisme et l'ignorance tout court des protagonistes font peur. Là encore, je lui reprocherais le rôle prétexte du seul personnage noir principal (un peu comme Dick Hallorann dans le film The Shining), et quelques plans un peu superficiels et gratuits. Sinon, c'est écrit avec humour, compassion, violence aussi et beaucoup de cynisme.

A lire absolument.

It is 1917, in that sliver of border land that divides Georgia from Alabama. Dispossessed farmer Pearl Jewett ekes out a hardscrabble existence with his three young sons: Cane (the eldest; handsome; intelligent); Cob (short; heavy set; a bit slow); and Chimney (the youngest; thin; ill-tempered). Several hundred miles away in southern Ohio, a farmer by the name of Ellsworth Fiddler lives with his son, Eddie, and his wife, Eula. After Ellsworth is swindled out of his family’s entire fortune, his life is put on a surprising, unforgettable, and violent trajectory that will directly lead him to cross paths with the Jewetts. No good can come of it. Or can it?

http://www.penguinrandomhouse.com/books/535286/the-heavenly-table-by-donald-ray-pollock/9780385541299/

Titre français : Une mort qui en vaut la peine, traduction : Bruno Boudard

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21 août 2016

The Gospel Singer (Harry Crews)

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Faut avoir envie de le lire Harry Crews. J'ai découvert ce titre sur le blog d'A girl, avec qui je pensais faire une lecture commune. Jusqu'à ce que je m'aperçoive que The Gospel Singer ne se trouvait dans aucune bibliothèque du Colorado. Allais-je devoir l'acheter ? Les prix sont dissuasifs sur Amazon : de 48,69 $ à 750 $. Harry Crews n'est pas réédité alors certains en profitent. Je me dis que je vais me rabattre sur un autre titre plus accrocheur, Karate Is A Thing Of The Spirit, et disponible à la bibliothèque. Et puis, je me décide à vérifier le réseau Mobius (qui me donne accès aux bibliothèques du Missouri) et là, miracle (c'est le cas de le dire), une bibliothèque universitaire possède le fameux roman. Je le réserve pensant qu'il faudrait plusieurs mois pour qu'il arrive enfin. Et bien non, je l'ai eu en quelques semaines.

Déjà la couverture. A peine racoleuse. Et A Torrid Novel by Harry Crews. Si on veut.

J'ai failli arrêter dès le début. J'avais l'impression de relire This Side of Jordan de Monte Schulz que j'avais abandonné. Mais je me suis dit que le livre venait de loin, j'allais lui laisser une chance. Et bien, c'était juste. Je suppose qu'à l'époque (il date de 1968), l'histoire avait été perçue comme révolutionnaire. Et si je l'avais lu il y a quelques décennies, peut-être que... Mais dans le fond, il reste très américain même s'il se veut critique du conformisme et de l'ultra-religiosité des Américains qui mène à l'hystérie collective. Depuis, nous avons eu droit aux télévangélistes, à Billy James Hargis, à Jim Bakker, à Jimmy Swaggart, à Ted Haggard... A moins qu'Harry Crews ne soit visionnaire ou devin. Ou bien, il est le premier à en avoir parlé ou à avoir osé en parler.

Le chanteur de gospel donc (il n'est jamais nommé dans le roman) revient à Enigma, Géorgie. Et tout le monde l'attend. Tout le monde. Vraiment tout le monde. Les habitants des comtés voisins l'attendent. Le chanteur de gospel est beau et il a un voix divine. Il a ainsi pu quitter Enigma et sa misère. Il déplace les foules dans tout le pays. Et c'est la meilleure chose qu'Enigma ait jamais produite. Même sa famille n'en revient pas. Il a sauvé des âmes et on dit même qu'il fait des miracles. Ce qu'il nie. Qu'à cela ne tienne. Tout le monde attend des miracles. Tout le monde EXIGE des miracles. Et le chanteur de gospel se sent dépassé. Oh, il profite bien de sa notoriété. A la fin de chaque prestation, il choisit une « groupie » qu'il n'a pas forcément le temps de ramener à son hôtel. Il fréquente aussi les prostituées. Notre chanteur de gospel est insatiable. Heureusement que son manager (et accessoirement échappé de l'asile), Didymus, est là pour lui donner des pénitences. Enigma attend donc son chanteur de gospel, son sauveur. D'autant que sa chérie, la plus belle et la plus désirable fille du village, vient d'être poignardée 61 fois (et apparemment violée) par un prédicateur noir. La population débarque en ville pour voir, entendre et si possible toucher le chanteur de gospel, voir le cadavre de MaryBell, visiter la foire aux monstres qui s'est installée en dehors de la ville (et suit en fait les tournées du chanteur de gospel puisqu'il attire les foules) et assister au lynchage du prédicateur. Il n'y a pas beaucoup d'animation dans le coin et on compte bien en profiter. S'ensuit une grande pagaille car la pluie que tout le monde attendait commence à tomber à l'arrivée du chanteur de gospel. Encore un miracle à son actif. Et cette pluie perturbe tout.

Je n'en dis pas plus, mais j'ajouterais qu'il y a un peu des Liaisons dangereuses (le film car je n'ai pas lu le livre). La fin ne m'a pas surprise. Harry Crews nous propose une critique de la société, et plus particulièrement celle du Sud de la Bible Belt, mais il utilise tous les ressorts typiquement américains pour amener le dénouement. Mais j'ai beaucoup apprécié son humour, particulièrement lorsqu'il traite de cette fascination pour le grotesque (qui m'a fait penser au premier épisode de la dernière saison de Lewis, 2:08), pour les infortunés de Dieu. La famille du chanteur de gospel n'est pas mal non plus. En revanche, j'ai trouvé décevant le rôle des Noirs dans ce roman, qui, comme souvent, servent de prétexte. Et leur attentisme ou fatalisme, alors que le roman a été écrit en 1968, pendant le mouvement pour les droits civiques...

Ce n'est pas mon livre préféré. Je l'ai trouvé intéressant à lire, même s'il est daté et malgré la fin un peu trop convenue. Mais je tenterai mon histoire de karaté ou l'autobiographie d'Harry Crews.

To the dirt poor town of Enigma, Georgia, a local farm boy returns as a prosperous faith healer. Though the townsfolk give way to a mindless idolization, the Gospel Singer is tormented by the extent of his deception and is forced to admit his corrupt activities.

http://www.harrycrews.org/

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19 août 2016

If You Ever (East 17 feat. Gabrielle)

Cette chanson, sortie il y a presque vingt ans, marque pour moi mon départ définitif de Bruxelles et la décision de m'installer ailleurs : j'hésitais entre l'Irlande, la Côte d'Azur et les Etats-Unis.

A l'époque, je me demandais pourquoi Gabrielle ne chantait pas toute seule.

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16 août 2016

Agatha Raisin and the Quiche of Death (M. C. Beaton)

 

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 Que je vous parle d'abord de ma sœur. Elle m'épate. Quand elle « découvre » une série de romans (policiers, rien que ça, alors qu'elle n'aimait pas ça du tout avant), elle lit toute la série. TOUTE... Et à la suite. Tous les romans à la suite. Elle a donc lu comme ça la série Hamish Macbeth de M.C. Beaton, Erast Fandorin de Boris Akunin, Nicolas Le Floch de Jean-François Parot (seule série dont elle achète les romans à leur parution parce que nos bibliothèques habituelles ne les ont pas), Brother Athelstan de Paul C. Doherty, Booktown Mystery de Lorna Barrett... Entre autres. En ce moment, elle est revenue à M.C. Beaton pour Agatha Raisin. Moi, je ne pourrai pas. Il me faut de la variété. Et même si j'oublie entretemps qui est qui, c'est pas grave. Ma sœur se lasse moins vite que moi, on dirait. Je n'ai encore lu ni Hamish Macbeth, ni Booktown Mystery (d'après ce qu'elle me raconte, je ne pense pas que c'est pour moi), mais c'est elle qui m'a fait découvrir presque toutes ces autres séries (nous avons co-découvert Brother Athelstan) et quelques autres (Longmire et Marcus Aper notamment). A part Rei Shimura de Sujata Massey, ma sœur n'a pas eu besoin de moi pour découvrir des séries (et là encore, elle m'a dépassée depuis longtemps). Tout ça pour dire que je me suis moi aussi lancée dans la série Agatha Raisin, d'autant que Keisha parlait de la série tournée pour Sky 1 avec Ashley Jensen (que j'adorais dans Ugly Betty) sur son blog (et Matt McCooey est plus dishy que le Bill Wong du roman). Et que je ne l'ai pas regretté. D'abord, ça me change des romans américains. Et puis, l'humour anglais me plaît beaucoup plus que l'humour américain. Et j'aime découvrir l'Angleterre que je connais très mal.

Agatha Raisin, cinquantenaire, décide de vendre son agence de relations publiques, et de quitter Londres pour réaliser un rêve d'enfance et s'installer dans les Cotswolds (j'ai dû vérifier sur une carte). L'accueil que lui réservent les locaux n'est pas des plus enthousiaste et Agatha décide de tout faire pour se faire accepter. Elle s'inscrit donc au concours de la meilleure quiche et en présente une qu'elle a achetée à Londres. Hélas, le juge du concours (qu'elle ne remporte pas) meurt après avoir terminé la quiche d'Agatha le soir chez lui. Ses voisins, déjà peu accueillants, deviennent encore plus méfiants et Agatha décide de mener l'enquête pour se disculper.

J'ai bien ri en lisant les aventures d'Agatha et ses tentatives pour s'intégrer dans le village. Et j'ai adoré ce personnage sans complexes et sans scrupules. On peut reprocher à M.C. Beaton des remarques un peu limites parfois, mais dans l'ensemble, c'est très réussi. Je lirai la suite, c'est sûr.

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12 août 2016

Big Fun (Gap Band)

J'espère arriver enfin à reprendre ce blog la semaine prochaine. En attendant, un autre souvenir de mon premier séjour aux Etats-Unis.

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07 août 2016

The Flip Side (Shawn Johnson)

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Shawn Johnson a écrit un livre. Sur la gymnastique, en plus. J'étais intriguée. Le résumé de l'histoire ne m'a pas emballée plus que ça. Mais pourquoi pas ?

Charlie Ryland est championne de gymnastique. Elle se prépare pour les sélections américaines qui permettront de déterminer l'équipe qui partira aux Jeux Olympiques. Comme elle souhaite que sa vie ne se limite pas à la gymnastique, elle fréquente un lycée traditionnel (même si elle est trop concentrée sur son objectif pour s'intéresser aux ragots de l'école). Mais elle ne veut pas que ses camarades de classe sachent qui elle est. Eux la connaissent sous le nom de Charlotte, brillante lycéenne de deuxième année (sophomore), mais pas franchement populaire. Elle a décidé de cacher son identité car elle a peur de ne pas être appréciée pour elle-même. C'est mignon, hein ?

Malgré un compte Instagram (ou était-ce une page Facebook ?) suivi par des milliers de fans, personne ne se rend compte de rien. Pas même sa meilleure amie (là, c'est un peu exagéré). Il est vrai que son look est différent : au lycée, elle a des lunettes et cache son visage avec ses cheveux. Mais les ennuis commencent quand elle s'intéresse à Bobby, un lutteur très doué et vedette du lycée. Évidemment, Bobby a une ex-petite amie (dont le nom m'échappe), qui rêve de le récupérer pour former LE couple du lycée et qui ne supporte pas Charlotte. C'est un roman pour jeunes adultes.

Qui suit exactement l'intrigue des téléfilms Hallmark. Vous savez quand la qualité que l'homme/la femme apprécie par dessus tout est l'honnêteté et se sent forcément trahi/trahie quand il/elle découvre que son/sa partenaire idéal/idéale lui a caché quelque chose et a longtemps hésité avant d'avouer et qu'évidemment, un événement imprévu fait éclater la vérité au grand jour. Et bien, c'est exactement ça.

Totalement prévisible. Pas inintéressant à lire (même si les descriptions de programme de gymnastique ne rendent pas vraiment sur papier) : la vie d'une sportive de haut niveau, les entraînements incessants, l'objectif à atteindre, l'effort, les préoccupations des lycéens américains... J'ai aimé le livre pour ces aspects (la couverture, en revanche). Et Shawn Johnson sait de quoi elle parle. Mais pas indispensable.

http://www.simonandschuster.com/books/The-Flip-Side/Shawn-Johnson/9781481460217 

Charlie Ryland has a secret.

She may seem like your average high school sophomore—but she’s just really good at pretending.

Because outside of school Charlie spends all her waking hours training to become one of the best gymnasts in the world. And it’s not easy flying under the radar when you’re aiming for Olympic gold…especially when an irresistible guy comes along and threatens to throw your whole world off balance.

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05 août 2016

Injeção (Deize Tigrona)

Les jeux olympiques débutent officiellement aujourd'hui. A cette occasion, le NY Times a publié un article sur la musique brésilienne. Dans la liste proposée, j'ai découvert le funk carioca. Même si les paroles ne volent pas très haut, c'est intéressant.

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01 août 2016

Homegoing (Yaa Gyasi)

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Une autre saga familiale qui se déroule, cette fois, entre le Ghana et les Etats-Unis. Yaa Gyasi nous raconte la vie de deux demi-sœurs qui ne se connaissent pas : Effia et ses descendants retracent l'histoire du Ghana, et nous suivons Esi et les siens aux Etats-Unis. Effia est mariée (pour ne pas dire vendue) contre son gré à James Collins, le gouverneur de Cape Coast Castle où elle vit dans le luxe, sans savoir que sous ses pieds, Esi est « entreposée » avec d'autres femmes en attendant le bateau qui les emmènera en Amérique pour être vendues.

Le prénom de chaque descendant sert de titre aux chapitres, en alternant descendant d'Effia et descendant d'Esi. Au lieu de résumer le roman, je vais indiquer les moments qui m'ont le plus marquée.

Dans le chapitre consacré à Esi, l'image qui m'a le plus choquée est celle des femmes entassées, empilées dans le sous-sol de Cape Coast Castle. H, un de ses descendants, condamné après avoir regardé une femme blanche, est loué pendant dix ans à une mine de charbon en Alabama. Une fois sa peine purgée, il est embauché, comme beaucoup d'anciens condamnés blancs et noirs, dans cette même mine. Maintenant ils sont payés et ne risquent plus la mort (par coups de fouet) si leur quota n'est pas rempli. C'est le chapitre que j'ai préféré, avec le dernier. Même si la fin est un peu prévisible, j'ai pensé à cette scène de All God's Children Need Traveling Shoes où Maya Angelou est "reconnue" par une femme qui lui dit qu'elle est Bambara. C'est vrai que ça me fait toujours quelque chose lorsque je rencontre des Africains et qu'ils me disent : Ton nom est de tel pays ou Tu ressembles aux gens de tel pays. Je ne sais pas quoi répondre puisque j'ignore d'où venaient mes ancêtres africains.

Roman magnifique même si je ne suis pas d'accord avec certains points de vue de l'auteure et que certains passages un peu trop fantastiques m'ont un peu excédée. A lire absolument.

Two half-sisters, Effia and Esi, are born into different villages in eighteenth-century Ghana. Effia is married off to an Englishman and lives in comfort in the palatial rooms of Cape Coast Castle. Unbeknownst to Effia, her sister, Esi, is imprisoned beneath her in the castle’s dungeons, sold with thousands of others into the Gold Coast’s booming slave trade, and shipped off to America, where her children and grandchildren will be raised in slavery. One thread of Homegoing follows Effia’s descendants through centuries of warfare in Ghana, as the Fante and Asante nations wrestle with the slave trade and British colonization. The other thread follows Esi and her children into America. From the plantations of the South to the Civil War and the Great Migration, from the coal mines of Pratt City, Alabama, to the jazz clubs and dope houses of twentieth-century Harlem, right up through the present day,Homegoing makes history visceral, and captures, with singular and stunning immediacy, how the memory of captivity came to be inscribed in the soul of a nation.

http://www.penguinrandomhouse.com/books/533857/homegoing-by-yaa-gyasi/9781101947135/

Un article de Yaa Gyasi dans le New York Times :

http://www.nytimes.com/2016/06/19/opinion/sunday/im-ghanaian-american-am-i-black.html?_r=0

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30 juillet 2016

Vide-grenier

Le ballet des voitures a commencé hier matin. On se demandait ce qui se passait. On avait oublié : c'est le vide-grenier de la résidence. Autrement dit garage sale, rummage sale, yard sale, tag sale, neighborhood sale, moving sale ou estate sale. Tous ces mots évoquent la même chose, même si les circonstances et l'emplacement déterminent le terme approprié. Ici, c'est bien garage sale (comme avait demandé ma mère : Pourquoi mettent-ils des pancartes pour dire que leur garage est sale ?) : les quelques résidents qui ont des objets à fourguer revendre ont monté des tables sur leur allée de garage.

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Je n'ai pas de photo des objets proposés (je n'ai pas osé demander aux voisins si je pouvais prendre des photos de leur offre). J'ai juste pris en douce la pancarte de la voisine d'en face (à travers la porte moustiquaire). Je ne sais pas exactement ce qu'elle donne.

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Il paraît que l'on peut faire de bonnes affaires dans ces vide-greniers. Les rares fois où je suis allée voir, j'ai acheté trois ou quatre trucs que je n'ai jamais utilisés.

Il y a une saison pour les vide-greniers. Dans certaines villes, il y a des règlements en place. Elles concernent le nombre de fois où on peut organiser un vide-grenier, les pancartes (leur emplacement et la durée de leur présence) et un permis éventuel. Dans notre ville, pas besoin de permis. Une même adresse ne peut organiser que quatre vide-greniers par an. Les pancartes ne peuvent rester en place que 72 heures et ne peuvent pas être accrochées aux équipements de signalisation.

Je profite de l'occasion pour parler des garages ici. Il n'est pas rare de voir une ou deux voitures garées devant un garage. Et ce n'est pas que les habitants de la maison ont plus de véhicules que la capacité du garage. Le garage sert de débarras ou de cave (apparemment, les sous-sols sont rares ici) et ça donne le résultat suivant.

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J'aurais pu prendre une photo de mon garage. Mais la honte ! Au moins, la voiture ne couche pas dehors. C'est un garage deux voitures. A droite, il y a une machine à laver et un sèche-linge (la maison était équipée), et des cartons. A gauche, la voiture.

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