Sous la grêle osée

28 avril 2017

Nite Spice (Ronny Jordan)

Extrait d'un de mes albums préférés et le premier de Ronny Jordan, The Antidote, qui m'a confirmé que j'aimais le smooth jazz (que je connaissais un peu grâce à Spyro Gyra et Hiroshima).

The Antidote

https://www.youtube.com/watch?v=3FtJoTEewnE

J'ai dû mettre le lien parce que je ne parviens pas à insérer la vidéo (une subtilité youtubienne qui m'échappe). Désolée.

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27 avril 2017

The Chosen (Chaim Potok)

chosen 2

Mon livre préféré a été publié il y a 50 ans. Bon, ça fera 50 ans demain. Mais j'en parle aujourd'hui parce que demain, c'est vendredi. Et que vendredi, c'est chanson sur mon blog.

C'était par un coup de fil ou une lettre, je ne sais plus, tellement enthousiaste de ma sœur que j'ai entendu parler de ce livre. C'était le roman qu'elle devait lire pour son cours de littérature américaine. Nous étions assistantes de français (elle dans l'État de Washington, moi dans le Kansas à ce moment-là) et nous devions prendre un cours ayant trait aux Etats-Unis. Elle me raconte que le prof, sachant bien qu'il fallait pousser les élèves, avait décidé de consacrer l'heure de cours de ce mercredi de février ou mars 1987 à la lecture du roman. Ma sœur, qui n'avait lu que quelques pages (pour ceux qui l'ignorent encore, le livre commence par une partie de softball assez longue) et avait décrété que ce n'était pas pour elle, décide de passer directement au chapitre 6 pour ne pas montrer au prof qu'elle n'avait rien lu. Et là... Elle trouve que c'est génial et consacre ses soirées et son week-end à lire le livre (entièrement). Évidemment, il me faut le livre tout de suite. Hélas ! À la bibliothèque du lycée, je ne trouve que The Promise. Je file dans la réserve du lycée qui se trouve être à côté de la salle de français. (La réserve, c'est là que sont entreposés les manuels scolaires et les romans en poche que les profs prêtent aux élèves pour les cours.) Pas de trace de The Chosen. Je me rabats sur A Separate Peace de John Knowles que ma sœur m'a également recommandé. Je retourne à la bibliothèque. The Chosen n'est toujours pas revenu. Je me "contente" de The Promise (que je n'ai jamais réussi à relire depuis).

C'est en Caroline du Nord que je trouve enfin le livre à la bibliothèque. Ça valait la peine d'attendre. J'ai relu ce livre plusieurs fois par la suite. Il est toujours aussi superbe. Et j'aime presque la partie de softball.

Et je l'ai fait découvrir à quelques personnes. Même si ce n'est pas de la grande littérature (comme l'avait dit à ma sœur une camarade de fac, surprise que The Chosen soit son livre préféré). Une de ces personnes me l'a d'ailleurs piqué (un peu gênant parce qu'il appartenait à ma sœur). C'était la deuxième fois que je le lui prêtais. Une copine en a racheté un pour ma sœur en Angleterre (l'exemplaire que j'ai relu cette semaine) dans l'édition Penguin. Malheureusement, elle est bourrée de coquilles (et ça m'a un peu agacée). Je ne me souviens pas que l'édition Fawcett Crest en avait autant. Et puis ce livre dépareille notre collection de livres de Chaim Potok qui étaient tous de la même maison d'édition. Sauf I am the Clay qui est aussi en Penguin (nous l'avions acheté en France et n'avions pas trouvé l'édition américaine).

Je l'ai aussi prêté à une collègue et j'ai eu un peu peur quand le lendemain, elle m'a jeté un regard noir quand je lui ai dit bonjour. Je me suis dit : "Je me serais autant trompée. Elle a vraiment dû détester le livre." Ça m'embêtait un peu. J'ai attendu que les autres collègues quittent le bureau pour aller lui demander ce qui se passait. Elle me regarde à nouveau de travers et me dit : "Toi !". Moi : "Il ne t'a pas plu le livre ?". Elle : "Si. Justement. Et je me suis couchée à 4 h du matin parce que j'essayais de le finir." Je lui ai passé les autres livres de Chaim Potok qu'elle a adorés aussi. Son préféré en revanche est The Promise (à cause de la psychanalyse), la suite de The Chosen.

Titre français : L'élu.

Few stories offer more warmth, wisdom, or generosity than this tale of two boys, their fathers, their friendship, and the chaotic times in which they live. Though on the surface it explores religious faith--the intellectually committed as well as the passionately observant--the struggles addressed in The Chosen are familiar to families of all faiths and in all nations.

In 1940s Brooklyn, New York, an accident throws Reuven Malther and Danny Saunders together. Despite their differences (Reuven is a Modern Orthodox Jew with an intellectual, Zionist father; Danny is the brilliant son and rightful heir to a Hasidic rebbe), the young men form a deep, if unlikely, friendship. Together they negotiate adolescence, family conflicts, the crisis of faith engendered when Holocaust stories begin to emerge in the U.S., loss, love, and the journey to adulthood. The intellectual and spiritual clashes between fathers, between each son and his own father, and between the two young men, provide a unique backdrop for this exploration of fathers, sons, faith, loyalty, and, ultimately, the power of love. 

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25 avril 2017

La pub est déclarée ! (Didier Daeninckx)

pub

 Grâce au récit de Mademoiselle Bonnier, jeune diplômée de l'école Pigier, Didier Daeninckx nous fait revivre la Grande Guerre à travers les réclames. Mademoiselle Bonnier trouve un emploi de secrétaire dans l'agence Siècle Publicité, mais doit très vite remplacer le chef de publicité dont elle observe le travail avec intérêt depuis son arrivée. C'est elle maintenant qui reçoit les clients et leur explique comment profiter de la guerre tourner leur message pour vendre leurs produits. Elle est également touchée par la guerre car son fiancé, Jules, ainsi que ses deux frères ont été mobilisés. (Je trouve son attitude un peu cynique parfois mais la guerre fait vendre.)

Ce livre m'a fait penser à The Scrapbook of Frankie Pratt même si les illustrations y sont plus délicates (on va dire). Ici, les réclames sont évidemment liées à la guerre : trousseau et équipement des soldats (Belle Jardinière et Burberry),

Affiche 14-18 3 Accessoires

remèdes miracles (avec l'omniprésent Urodonal qui réalise une véritable saignée urique),

urodonal

montres, et boissons en sachets ou granulés. On trouve quelques curiosités, comme ces chaussettes de la page 31 qu'il faut replier (elles ressemblent à des mouchoirs) plutôt qu'enfiler.

chaussette SW

Tout est bon pour se débarrasser des concurrents : les accuser d'être allemands est le meilleur moyen, et donc vanter sa production made in France. Tout le monde participe à l'effort de guerre. Ce qui n'empêche pas certains d'essayer d'en profiter en fourguant n'importe quoi aux soldats, par exemple des conserves contenant, malgré leurs "illustrations appétissantes" des "bas morceaux hachés menu, déchets de boucherie, matières en décomposition, oreilles de veau, langues de lapin, cartilages, tissus glandulaires..." Pas besoin d'être Allemand pour ça.

Les réclames proviennent de la collection de M. et Mme Chevillon et illustrent parfaitement le livre.

Lecture très intéressante sur les débuts et les mécanismes de la publicité, et triste en même temps évidemment.

http://www.hoebeke.fr/ouvrages/399/

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22 avril 2017

Les Marseillais à Denver

Ce matin, il pleuvait et il faisait froid. Nous sommes retournées à DMIS pour voter. Cette année, deux gardes étaient postés devant l'école. Le bureau de vote avait "déménagé". Nous n'avions ni imperméable, ni parapluie, et avons dû traverser des flaques et des tas de boue pour arriver à destination. L'endroit était repérable car sur les vitres étaient placardées les affiches de candidats. A l'entrée du bureau proprement dit, un policier en uniforme fouillait les sacs. Le site du consulat nous ayant prévenues d'éviter les sacs, nous n'avions donc que nos porte-feuilles et passeports. Un petit doute quant à notre inscription sur les listes électorales. Nous n'avions pas reçu la documentation électorale et la femme devant nous avait son enveloppe. Et après ce qui était arrivé à Zhu, nous avions quelques inquiétudes. Mais nos noms étaient bien présents. Tout s'est passé très vite, et les remarques et commentaires habituels sur le fait que nous soyons jumelles ne nous ont pas plus retardées. Nous étions ressorties en à peine cinq minutes. Demain midi, nous serons devant TV5 pour connaître les résultats.

Mais revenons au titre de ce message. Dimanche dernier, nous avons eu la joie de trouver à Walmart des produits Le Petit Marseillais. Nous avions appris leur arrivée aux Etats-Unis sur l'IG de Véronique, avec confirmation sur le site Fashion Network. Ma sœur a acheté deux cubes de savon, et nous avons toutes les deux choisi un gel douche : vanille pour elle et mandarine et citron vert pour moi.

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21 avril 2017

There's nothing like this (Omar)

Je ne me suis jamais remise de cette chanson. Je crois qu'Omar non plus. Souvenir. Beau mais triste aussi.

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20 avril 2017

Tears We Cannot Stop: A Sermon to White America (Michael Eric Dyson)

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Professeur à l'université de Georgetown, analyste politique, pasteur, auteur, Michael Eric Dyson est partout. Même si c'est le premier livre que je lis de lui, je le connaissais déjà pour l'avoir vu à la télé. Dans cet essai, présenté sous forme de sermon, il explique aux Américains blancs pourquoi la victoire de Tr... n'était pas une surprise pour tout le monde. Il leur demande franchement s'ils préfèrent continuer d'ignorer le problème et faire comme si le racisme n'existe plus. A l'aide d'exemples personnels, il raconte le quotidien des Noirs, les "rencontres" avec la police et la peur de ne pas y survivre physiquement (moralement, c'est une autre histoire). Il dit les effets de voir son humanité constamment niée, et les petites victoires qui n'effacent pas tout mais qui font du bien.

Evidemment, je ne suis pas d'accord avec tous les points qu'il soulève, notamment celui des Noirs non étatsuniens, d'Afrique ou des Caraïbes (il oublie ceux qui sont nés en Europe). Dans certains cas, j'ai même trouvé qu'il forçait un peu le trait. Mais nous n'avons pas tout à fait la même expérience, je ne m'étendrai donc pas.

Le chapitre qui m'a le plus touchée est celui sur le mot nigger. Je dois que j'avais un a priori sur le sujet, mais la façon dont il le traite est remarquable. Je ne supporte toujours pas le mot (ni son équivalent français d'ailleurs), mais ça m'a fait du bien de lire ce chapitre.

Ce livre m'a évidemment rappelé l'essai de Ta-Nehisi Coates. Il reprend d'ailleurs certaines idées. Mais finalement, j'ai trouvé le sermon de Michael Eric Dyson plus fort. J'ai aimé la bibliographie et les suggestions qu'il offre à la fin du livre. Et ses illustrations par le rap sont formidables. Moi qui n'écoute pas tellement cette musique, je comprends mieux ses motivations.

Je vais m'arrêter en recommandant absolument la lecture de ce livre.

http://michaelericdyson.com/#currently

Short, emotional, literary, powerful―Tears We Cannot Stop is the book that all Americans who care about the current and long-burning crisis in race relations will want to read.

As the country grapples with racist division at a level not seen since the 1960s, one man's voice soars above the rest with conviction and compassion. In his 2016 New York Times op-ed piece "Death in Black and White," Michael Eric Dyson moved a nation. Now he continues to speak out in Tears We Cannot Stop―a provocative and deeply personal call for change. Dyson argues that if we are to make real racial progress we must face difficult truths, including being honest about how black grievance has been ignored, dismissed, or discounted.

"The time is at hand for reckoning with the past, recognizing the truth of the present, and moving together to redeem the nation for our future. If we don't act now, if you don't address race immediately, there very well may be no future."

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19 avril 2017

On est en demi-finale !

Compte sur Fox Soccer Channel pour ne pas mettre le match de Monaco. Ils ont préféré le Barça contre la Juve. Un match sans but. S'ils avaient choisi Monaco, ils en auraient eu des buts.

ASM BVB

J'ai donc dû regarder le match sur mon ordinateur en streaming. Avec des arrêts sur image très longs, des images noires et des images dignes des impressionnistes... Mais j'ai pu voir les quatre buts en direct, c'est déjà quelque chose.

ASM 2

L'Equipe

Evidemment, je pense quand même aux joueurs du Borussia qui devaient être encore choqués après l'attaque de la semaine dernière, et à leurs supporters qui avaient hébergé des fans de l'ASM. La classe !

https://www.theguardian.com/football/2017/apr/11/borussia-dortmund-monaco-beds-for-away-fans

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18 avril 2017

Dear Ijeawele, or A Feminist Manifesto in Fifteen Suggestions (Chimamanda Ngozi Adichie)

ijeawele

Ijeawele est jeune maman. Elle demande à son amie Chimamanda des conseils pour donner une éducation féministe à sa fille. Réticente au début en raison de l'énormité de la tâche, son amie accepte finalement. Elle se dit qu'elle a donné des conférences sur le sujet, a beaucoup observé et écouté, et par ailleurs encore plus réfléchi sur le sujet. Elle lui répond donc dans une lettre. C'est une version modifiée de cette lettre qui est publiée. Ijeawele répond à Chimamanda qu'elle va essayer de suivre ses suggestions. Et Chimamanda qui a entretemps eu une fille est décidée à en faire autant.

Je ne vais pas reprendre ici les 15 suggestions, mais je les ai trouvées très pertinentes, même si elles n'ont rien de particulièrement originales. Je me suis juste fait la réflexion que j'aurais préféré que ma mère lise ce manifeste plutôt que le livre du Dr Spock. Livre dont j'ignore le contenu, mais comme je ne suis pas d'accord avec certains des "principes" éducatifs de ma mère et que je suppose qu'elle les a trouvés chez lui, j'en conclus que ses idées ne sont pas les miennes.☺

J'aime comment elle inclut des exemples concrets dans ses suggestions. J'aime aussi comment elle aplatit la tradition et les idées préconçues sur l'éducation des filles (cuisine, couleur rose, mariage). J'aime son humour. J'avais aimé la conférence Ted We should all be feminists de Chimamanda Ngozi Adichie. Elle reprend les mêmes idées ici. Elle est toujours aussi passionnante.

À lire absolument.

Titre français : Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe. Traduction : Marguerite Capelle

Discussion avec Chimamanda Ngozi Adichie à l'institut Atria : https://www.youtube.com/watch?v=OBZdDq0gq-w

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16 avril 2017

Happy Easter!

Les lapins et œufs en chocolat, les paniers et autres décorations de Pâques vont disparaître des rayons pour faire place aux marchandises pour la fête des mères (ou le 4 juillet). Alors, je vous offre pour Pâques le rayon des paniers tous plus originaux les uns que les autres.

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Sretan Uskrs!

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14 avril 2017

The Real Thing (Lisa Stansfield)

J'ai parlé d'elle la semaine dernière. Aujourd'hui donc, ma chanson préférée de Lisa Stansfield. Cette voix ! (Le crâne rasé ne me gêne pas, mais je te préfère à 1:54, Mr. Hottie.)

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