RedAddBoo

Doris a 96 ans. Elle vit seule à Stockholm et ne reçoit que la visite de l'auxiliaire de vie qui lui apporte ses repas, lui fait sa toilette et un peu de ménage. Comme elle est toujours pressée, elle ne fait que le strict minimum. Doris n'a pour famille que Jenny, une petite-nièce qui vit à San Francisco avec son mari et ses trois enfants. Elles discutent chaque semaine par Skype. Doris feuillette son répertoire rouge (cadeau de son père) et décide de raconter sa vie par écrit à Jenny pour qu'il reste une trace de son histoire. À l'aide du carnet d'adresses où presque tous les noms sont rayés avec la mention DÖD (décédé en suédois), elle se remémore les personnes qu'elle a connues et explique ce qu'elles ont représenté pour elle. Son récit nous fait voyager entre la Suède et la France (Doris devient mannequin à Paris) dans les années 30, les États-Unis et l'Angleterre dans les années 40.

Dans l'ensemble, j'ai trouvé l'histoire plutôt agréable et intéressante, même si elle n'est pas franchement exceptionnelle. J'ai trouvé le procédé du carnet d'adresses artificiel et ses limites étaient franchement évidentes quand apparaît un personnage très important dans l'histoire mais qui n'aurait jamais figuré dans le répertoire de Doris. Si on ajoute à cela, certains comportements incompréhensibles de Doris, il y a quelques parties qui n'ont pas lieu d'être. Le livre offre tout de même une réflexion sur la vieillesse et la solitude plutôt émouvante.

Lecture assez attachante mais pas transcendante.

Merci à Sofia Lundberg, à Houghton Mifflin Harcourt et à NetGalley pour cet exemplaire en avant-première.

Titre original : Den röda adressboken. Traduction (anglais) : Alice Menzies

Titre français : Un petit carnet rouge. Traduction : Caroline Berg